À quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, Nabil Bentaleb affiche une sérénité et une détermination remarquables. Le milieu défensif de Lille, réintégré dans le groupe algérien après une longue période d'exclusion disciplinaire, s'apprête à vivre son deuxième Mondial avec les Fennecs, douze ans après ses débuts brésiliens.

De la disgrâce à la réhabilitation

Le parcours de Bentaleb vers ce Mondial 2026 n'a rien d'une ligne droite. Écarté de la sélection algérienne depuis octobre 2025 pour des raisons disciplinaires, le joueur de 31 ans avait raté la dernière Coupe d'Afrique des Nations, semblant alors définitivement mis à l'écart de la grande scène internationale.

C'est son club, le LOSC Lille, qui a changé la donne. Bentaleb y a retrouvé son meilleur niveau, au point d'être sélectionné parmi les quinze meilleurs joueurs de Ligue 1 par le journal L'Équipe. Une renaissance sportive qui a rendu son exclusion de la sélection impossible à justifier pour le staff technique de Vladimir Petković.

«Nous ne jouons pas seulement avec nos pieds»

Depuis le dernier camp de préparation des Verts, Bentaleb s'est exprimé sur la page officielle de la Fédération Algérienne de Football. Ses mots, chargés d'émotion, témoignent d'un homme qui mesure pleinement le poids de ce rendez-vous :

«Nous voilà dans notre dernier stage préparatoire, prêts à nous lancer dans l'aventure. Nous connaissons bien ce sentiment — le même engouement, les mêmes sacrifices se répètent à chaque fois.»

Le milieu défensif a poursuivi sur une note plus symbolique :

«Chaque goutte de sueur versée pour ce maillot au fil des années... Aujourd'hui, nous ne jouons pas seulement avec nos pieds, mais avec l'âme d'un peuple qui respire le football.»

En 2014, Bentaleb n'avait que 19 ans lors de sa première Coupe du monde au Brésil. Douze ans plus tard, il revient comme l'un des joueurs les plus expérimentés du groupe algérien, avec la maturité d'un homme qui a traversé les épreuves pour mériter sa place.

Un symbole de la combativité algérienne

La trajectoire de Nabil Bentaleb illustre, à sa manière, l'état d'esprit d'une sélection algérienne déterminée à marquer ce Mondial 2026. Son retour en grâce, rendu possible par ses performances avec Lille, envoie un message fort : dans cette équipe, les places se méritent sur le terrain.

À quelques jours du début de la compétition, les Fennecs finalisent leur préparation avec des joueurs en forme et galvanisés. Bentaleb, figure de cette renaissance collective, incarne mieux que quiconque la combativité qui sera indispensable pour briller sur la scène mondiale.