Après un Mondial 2026 compliqué sous les couleurs de l'Algérie, Luca Zidane, gardien du Granada CF, est de retour sous les projecteurs pour une raison qui le poursuit depuis ses débuts : les accusations de favoritisme liées au patronyme légendaire de son père, Zinedine Zidane.
Un été éprouvant après des prestations décevantes
Le portier de 27 ans a traversé un été particulièrement difficile. Ses performances lors de la phase finale de la Coupe du monde 2026 avec la sélection algérienne ont laissé les observateurs sur leur faim et ravivé les critiques les plus acerbes à son égard. Une question revient en boucle dans les milieux footballistiques : Luca Zidane bénéficie-t-il d'un traitement de faveur en raison du statut mythique de son père ?
Ces contre-performances au Mondial 2026 ont offert du grain à moudre à ses détracteurs, convaincus depuis longtemps que le gardien de Granada ne serait pas là sans le poids de son illustre nom de famille.
«Rien ne m'a été donné gratuitement dans le football»
Face à ces attaques renouvelées, Luca Zidane a pris la parole dans les colonnes du magazine espagnol Semana pour rectifier le tir. Sa réponse est ferme et sans détour :
«Je sais que beaucoup pensent que je joue uniquement parce que je m'appelle Zidane et que mon père est Zinedine Zidane. J'accepte cette réalité, mais les faits sont totalement différents.»
L'international algérien a ensuite étayé sa position avec conviction :
«Rien ne m'a été donné gratuitement dans le football. J'ai fourni un travail considérable sur tous les plans pour parvenir là où je suis. Mon père et mon grand-père m'ont enseigné à consentir tous les sacrifices nécessaires pour atteindre mes objectifs, et c'est précisément ce que je fais.»
Un choix algérien présenté comme émotionnel, un passé plus ambigu
Luca Zidane a réaffirmé que sa décision de porter le maillot des Fennecs relevait avant tout d'un choix affectif. Une posture qui contraste pourtant avec la réalité historique : le gardien avait dans un premier temps décliné les avances de la sélection nationale à l'époque de Djamel Belmadi, avant de revenir sur sa décision à l'approche des phases finales du Mondial 2026.
Lié au Granada CF par un contrat courant jusqu'en juin 2027, le portier de 27 ans entend poursuivre son chemin en Liga et démontrer sur le rectangle vert que sa place n'est pas celle d'un héritier, mais celle d'un gardien à part entière.