Ibrahim Hamdani contredit publiquement Samir Nasri. L'ancien international algérien et ex-capitaine de l'Olympique de Marseille affirme que son arrivée tardive sous le maillot des Fennecs n'était liée à aucun facteur extérieur, contrairement à ce qu'a laissé entendre l'ex-star des Bleus.

Les révélations de Nasri qui ont tout déclenché

Il y a quelques jours, Samir Nasri a livré des confidences surprenantes sur son rapport à l'équipe nationale algérienne. L'ancien meneur de jeu d'Arsenal et de Manchester City a raconté qu'à l'époque où il évoluait à l'Olympique de Marseille aux côtés d'Ibrahim Hamdani, il avait interrogé ce dernier sur les raisons de son absence prolongée en sélection algérienne.

Selon Nasri, Hamdani lui aurait alors expliqué que son intégration tardive avec les Fennecs découlait du désordre administratif qui caractérisait la Fédération algérienne de football (FAF) à cette période. Une réponse que l'ex-international français dit avoir retenue, et qui aurait pesé dans sa propre décision de ne pas rejoindre l'Algérie, malgré ses origines et ses maigres chances d'être retenu chez les Bleus.

Hamdani rectifie : «Un choix personnel uniquement»

Interrogé par le site Foot Afrique, Ibrahim Hamdani a catégoriquement démenti la version de son ancien coéquipier. «Mon arrivée tardive en équipe nationale d'Algérie était un choix personnel uniquement, sans lien avec quoi que ce soit d'autre», a-t-il déclaré sans ambiguïté.

L'ancien capitaine marseillais est allé plus loin, en posant un principe qu'il juge fondamental : le choix de son équipe nationale doit être guidé par le cœur et le sentiment d'appartenance, non par des considérations administratives ou opportunistes. Une prise de position qui résonne comme une réponse directe aux justifications avancées par Nasri pour expliquer sa fidélité aux Bleus.

Un débat qui dépasse les deux hommes

Cet échange entre deux anciens coéquipiers à l'OM ravive inévitablement la question des joueurs bi-nationaux et de leur rapport au maillot. Si Nasri a lui-même reconnu que la situation a évolué positivement au sein de la FAF ces dernières années, la polémique illustre les tensions récurrentes autour de la double nationalité dans le football algérien. Pour Hamdani, la réponse reste simple : choisir un drapeau, c'est avant tout une affaire de cœur et d'appartenance.