De retour en France après la Coupe du monde 2026, Amine Gouiri a livré ses premières impressions sur le tournoi via les médias officiels de l'Olympique de Marseille. L'international algérien de 26 ans brosse un tableau étonnamment positif d'une campagne que la grande majorité des supporters des Fennecs juge décevante, et relance par la même occasion la controverse qui lui colle aux crampons depuis cet été.
Des mots qui choquent l'opinion algérienne
Interrogé par les plateformes officielles de l'OM à son retour de compétition, Gouiri n'a affiché aucun signe de gêne face aux critiques qui l'ont accompagné tout au long du tournoi. «Ma participation aux phases finales de la Coupe du monde 2026 a été pour moi une expérience formidable», a-t-il déclaré avec sérénité. Une formule qui a instantanément heurté l'opinion publique algérienne, meurtrie par une participation perçue comme bien en deçà des ambitions affichées.
La sortie fait d'autant plus de bruit qu'elle s'inscrit dans la continuité d'une séquence déjà controversée. Avant d'affronter l'Argentine, l'attaquant avait fixé comme objectif de «sortir la tête haute» et d'éviter une lourde défaite face aux coéquipiers de Lionel Messi — des mots jugés défaitistes par une large partie des observateurs. Le voilà qui réembraie sur le même registre, apparemment imperméable aux polémiques.
Un but retenu, des regrets en demi-teinte
Pour étayer son bilan, Gouiri s'appuie sur l'un des rares moments de satisfaction individuelle lors de ce Mondial : «J'ai inscrit un but important face à la Jordanie», rappelle-t-il, en référence à la réalisation qui avait offert la victoire aux Fennecs dans cette rencontre. Une statistique personnelle sur laquelle le Marseillais semble vouloir asseoir sa propre évaluation du tournoi.
L'attaquant concède toutefois les limites d'une participation collective en demi-teinte : «Je pense que nous aurions pu réaliser une meilleure campagne», reconnaît-il dans la foulée. Un aveu mesuré, presque en porte-à-faux avec l'enthousiasme de ses premières déclarations, et qui laisse les supporters algériens sur leur faim.
Un joueur tourné vers l'avenir, un public toujours en attente
À 26 ans, Amine Gouiri a visiblement choisi d'avancer plutôt que de s'expliquer. Son discours positif et son absence totale d'introspection contrastent avec les attentes d'une partie du public algérien, qui espérait davantage de remise en question. Alors que son avenir à l'Olympique de Marseille s'écrit dans un mercato estival agité, la relation entre le milieu offensif et les supporters de la sélection nationale reste, elle, à reconstruire.