Ben Ahmed Kohili, attaquant de 21 ans du MC Alger, figurerait sur la prochaine liste de Brahim Hemdani pour les échéances de novembre. Formé au Paradou AC, le jeune buteur cristallise l'enthousiasme de ses anciens entraîneurs, dont l'un l'avait déjà comparé à Youcef Belaïli. Une information encore à confirmer, mais qui s'appuie sur un parcours récent particulièrement convaincant.
Des formateurs unanimes sur un talent hors normes
Ceux qui ont côtoyé Kohili au quotidien au Paradou ne dissimulent pas leur enthousiasme. Azzedine Aït Djoudi, son ancien entraîneur dans l'académie, va jusqu'à dresser une comparaison flatteuse :
« Un très bon talent. Un deuxième Belaïli, et pourquoi pas en mieux. Très technique, avec des gestes imprévisibles. »Le technicien tempérait néanmoins son propos en signalant une marge de progression sur le plan athlétique, estimant qu'un travail physique plus poussé pourrait en faire l'un des meilleurs.
Mourad Bounefouf, coordinateur du Paradou AC, insiste lui sur l'instinct de finisseur du joueur :
« Il a beaucoup le sens du but. Il peut marquer dans n'importe quelle position. »Un don déjà manifeste chez les jeunes, où Kohili avait dépassé la barre des quarante buts en une saison chez les U17. Capable d'évoluer aussi bien dans l'axe que sur un côté, il a par ailleurs dû gérer deux blessures qui ont freiné sa progression, selon Sofiène Hidoussi, autre artisan de sa formation au Paradou.
Tarente comme rampe de lancement vers les Fennecs
Les Jeux méditerranéens disputés à Tarente ont constitué un véritable accélérateur pour la carrière de Ben Ahmed Kohili. Meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations en quatre rencontres, il avait contribué de façon décisive au sacre algérien. Ce qui confère un poids particulier à sa possible sélection : c'est sous la houlette de Brahim Hemdani lui-même que ces performances ont été réalisées. Le sélectionneur a donc pu juger de ses qualités en compétition officielle, bien au-delà des simples rapports d'observation.
Depuis son arrivée au MC Alger, Kohili évolue dans un environnement où la pression accompagne chaque geste, et il a déjà trouvé le chemin des filets sous ses nouvelles couleurs. Bounefouf formulait un vœu à son sujet :
« Il sera en équipe nationale A un jour, et ça sera l'ADN Paradou. »Novembre pourrait lui donner raison. Pour Kohili, l'enjeu serait alors de confirmer, au contact d'internationaux aguerris, que la comparaison avec Belaïli repose sur bien plus qu'un simple enthousiasme de formateur.