Rayan Aït Nouri n'a pas simplement quitté la liste des Fennecs à la suite d'un choix tactique. Des révélations de sources proches du groupe national dévoilent une scène tendue dans les vestiaires après la victoire contre la Zambie (3-1), qui a conduit Brahim Hemdani et l'ensemble de son staff à trancher d'un commun accord. Une sanction qui dépasse largement la seule dimension sportive.

Une scène de vestiaire qui a tout déclenché

C'est derrière les portes closes du stade, loin des caméras et des zones mixtes, que l'incident a eu lieu. Après la victoire face à la Zambie, Rayan Aït Nouri a adopté une attitude jugée déplacée au sein du vestiaire, élevant la voix à plusieurs reprises et brisant une ambiance qui aurait dû être celle de la célébration.

Symptomatique de ce malaise, le latéral de Manchester City a quitté les lieux prématurément, tandis que le reste de ses coéquipiers est resté dans le vestiaire pendant plus d'une demi-heure après son départ. Un détail révélateur du sentiment général au sein du groupe des Fennecs.

Une décision collégiale, sans appel

Le comportement d'Aït Nouri, tant sur le banc de touche que dans les vestiaires, n'est pas passé inaperçu. Le manager de la sélection nationale, Moussa Saib, a lui-même été stupéfait par les réactions du joueur. La mise à l'écart de l'international a été actée de manière collégiale, après concertation entre Brahim Hemdani, son adjoint et Sayeb.

Aucune ambiguïté dans cette démarche : le staff technique a tranché que la cohésion du groupe primait sur le talent individuel. Perdre un joueur, si précieux soit-il, vaut mieux que de fragiliser le collectif en tout début de cycle.

Hemdani veut en finir avec les clans de l'ère Petkovic

Au fond, cet épisode révèle une réalité plus profonde. Brahim Hemdani n'a pas hérité d'un groupe soudé. Sous Vladimir Petkovic, une certaine frange de joueurs s'était imposée comme intouchable, verrouillant des postes au détriment de la concurrence — l'une des causes structurelles des résultats décevants enregistrés durant cette période.

Le nouveau sélectionneur entend inverser cette tendance. L'intégration de Redwani, qui a surpris tout le monde grâce à sa solide expérience africaine et à son niveau en club, illustre cette volonté de rebattre les cartes. Hadjam, lui, s'est présenté au stage dans une condition physique supérieure à celle d'Aït Nouri — et le staff l'a simplement récompensé.

Le message est désormais sans équivoque pour l'ensemble du groupe : aucune place n'est garantie. Hemdani a envoyé un signal fort dès les premiers jours de son mandat. L'ère des clans semble bel et bien révolue.