Le feuilleton Vladimir Petkovic n'en finit pas. Si le sélectionneur des Verts conserve officiellement son poste, la Fédération algérienne de football a déjà pris les devants en sondant discrètement trois techniciens espagnols, selon la chaîne algérienne Echourouk. Le principal intéressé, lui, refuse catégoriquement de plier bagage.
Un contrat blindé jusqu'en 2028 qui bloque tout
Vladimir Petkovic est lié à la FAF par un contrat courant jusqu'à l'été 2028, assorti d'un salaire mensuel de 160 000 euros — le plus élevé du continent africain. Un engagement financier colossal qui rend toute rupture particulièrement épineuse. Le sélectionneur suisse refuse de quitter son poste de son plein gré, ce qui rend impossible le recrutement officiel d'un successeur dans l'immédiat.
La commission technique algérienne a néanmoins rendu ses conclusions ces derniers jours, recommandant le maintien du technicien au motif qu'il aurait « atteint les objectifs qui lui avaient été fixés ». Elle préconise toutefois une refonte complète de son staff, en exigeant que les adjoints soient désormais exclusivement algériens.
Walid Sadi multiplie les manœuvres pour forcer la main
Le président de la FAF, Walid Sadi, ne reste pas inactif pour autant. Selon Echourouk, il a établi des contacts avec trois entraîneurs de nationalité espagnole, dont les identités n'ont pas été révélées. Une démarche préventive, pensée dans l'éventualité où Petkovic finirait par céder à la pression.
Plusieurs leviers seraient à l'étude pour fragiliser la position du sélectionneur : le limogeage de son staff technique actuel et l'obligation de résider en Algérie pendant trois semaines par mois. Des contraintes susceptibles de le pousser à rompre lui-même son contrat, évitant ainsi à la FAF une indemnisation onéreuse.
En attendant, le dossier reste dans l'impasse. La FAF avance ses pions avec prudence, mais Vladimir Petkovic, fort d'un bail en béton, n'entend visiblement pas faciliter les choses de si tôt.