Al-Ahli traverse un début de saison difficile en Championnat d'Arabie saoudite, avec trois défaites en six journées. Une ancienne gloire du club pointe directement la décision de se séparer de Riyad Mahrez comme l'une des causes principales de cette régression.

Un départ déjà lourd de conséquences

Trois défaites en six matchs : le bilan d'Al-Ahli depuis le coup d'envoi de la saison 2025-2026 est alarmant. Dans un championnat où Al-Hilal, l'Ittihad et Al-Nassr affichent de grandes ambitions, le club de Djeddah accumule les contre-performances et peine à rassurer ses partisans. La cohésion collective fait défaut, et les doutes s'installent quant à la capacité de l'équipe à prétendre au titre.

C'est dans ce contexte pesant que les critiques à l'égard de la direction sportive se multiplient. Beaucoup de supporters d'Al-Ahli n'ont pas digéré la résiliation du contrat de Riyad Mahrez à l'issue de la saison précédente, et les résultats actuels donnent du crédit à leurs inquiétudes.

Bandar Al-Jarallah charge la direction du club

L'ancien international saoudien Bandar Al-Jarallah, figure respectée de l'histoire d'Al-Ahli, a livré une analyse sans concession au journal Al-Riadiya :

«Al-Ahli que l'on voit cette saison n'est plus celui que l'on a connu les années précédentes. Il n'existe aucune cohésion entre les joueurs, aucune entente avec l'entraîneur hollandais Marino Pusic.»

Sur la décision de laisser partir Riyad Mahrez et l'Ivoirien Franck Kessié, Al-Jarallah est encore plus direct :

«Se séparer de l'Algérien Riyad Mahrez et de l'Ivoirien Franck Kessié pour recruter des joueurs inférieurs à leur niveau est une erreur grave.»
Un verdict sévère, mais partagé par une large partie de la base de supporters du club saoudien.

Mahrez libre, mais toujours sans club

Depuis la rupture de son contrat avec Al-Ahli, le capitaine de l'équipe nationale algérienne n'a toujours pas rejoint de nouvelle formation. À 35 ans, le natif de Sarcelles dispose pourtant du statut de joueur libre, ce qui lui permet de signer en dehors des fenêtres de transfert habituelles. Plusieurs pistes ont été évoquées, aussi bien dans les pays du Golfe qu'en Europe, sans qu'aucune n'aboutisse pour l'heure.

Des sources médiatiques saoudiennes indiquaient récemment que Mahrez privilégierait une solution au sein du Championnat roshan, afin de ne pas quitter la région. Lors de ses trois saisons à Al-Ahli, l'international algérien a disputé 122 rencontres, inscrit 37 buts et délivré 50 passes décisives, guidant le club vers deux titres consécutifs en Ligue des champions asiatique d'élite. Un héritage que la direction semble désormais regretter amèrement.