À moins de cinq mois de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur national Vladimir Petkovic fait face à un dilemme majeur concernant l’avant-centre titulaire des Verts. Selon nos informations, le technicien bosnien aurait pris la décision de se passer des services de Baghdad Bounedjah, longtemps pilier du poste d’avant-centre au sein de l’équipe algérienne. Ce choix, audacieux, découle d’une évaluation globale du rendement du joueur mais aussi de son comportement sur le terrain, jugé trop râleur, énergivore et parfois contre-productif, des traits incompatibles avec le projet actuel de Petkovic.
Lors de la CAN 2025, Bounedjah avait été accompagné par Bakrar et Redouane Berkane dans la rotation offensive. Cependant, leurs performances n’ont pas permis de rassurer le staff technique. Bakrar, titularisé face à la Guinée équatoriale, n’a pas su convaincre par son efficacité, tandis que Berkane n’a eu que quelques minutes de jeu contre le Nigeria, sans impact réel sur le résultat. Face à ce déficit d’options, Vladimir Petkovic avait dû aligner Amoura en pointe, un choix par défaut qui s’est avéré limité. Sa vivacité dans les courses profondes a été rapidement neutralisée par les défenses adverses, rendant l’expérience difficile pour l’attaquant et pesant sur sa confiance.
La situation pourrait toutefois évoluer avec le retour de Amine Gouiri, absent de la CAN en raison d’une blessure contractée en octobre. L’attaquant de l’OM revient en forme et pourrait occuper un rôle central dans la hiérarchie offensive. Néanmoins, son profil reste particulier : bien qu’il puisse évoluer en position d’avant-centre, Gouiri excelle surtout dans un schéma à deux attaquants ou sur le côté gauche, mais pas en véritable pivot axial traditionnel.
Dans ce contexte, le sélectionneur devra également se tourner vers de nouvelles options. Le nom de Nadhir Benbouali revient avec insistance. Auteur d’une saison exceptionnelle en Hongrie avec Győr, où il a terminé meilleur buteur et leader offensif de son équipe, Benbouali coche plusieurs critères essentiels pour Petkovic : régularité, efficacité et temps de jeu constant. En refusant des offres étrangères pour se concentrer sur la continuité de son développement, l’attaquant envoie un signal fort au staff national, affirmant sa motivation à rejoindre les Verts dans un rôle clé.
Au-delà de Benbouali, Petkovic garde un œil sur d’autres jeunes talents en observation. Amin Chiakha, en pleine reconstruction de carrière, pourrait être considéré, mais il évolue encore dans un championnat modeste et manque d’expérience au plus haut niveau. D’autres profils, comme Fynn Schenten (FC Cologne) et Rayan Kolli, montrent un désir manifeste de s’intégrer à l’équipe A, mais leur immaturité pourrait représenter un risque si l’on tient compte de l’urgence de préparer le Mondial.
Ainsi, à l’approche du stage de mars 2026, le chantier de l’avant-centre reste ouvert. Petkovic devra trouver un équilibre entre expérience et sang neuf, capable de garantir efficacité et régularité, tout en construisant une attaque cohérente et compétitive pour le Mondial. Entre jeunes promesses et options confirmées, le choix du successeur de Bounedjah pourrait bien être le premier test stratégique majeur du sélectionneur pour les prochains mois.






























