Au-delà de cet épisode, Moussa Saïb a également développé une réflexion plus globale sur la gestion du club, en particulier concernant le recrutement du futur directeur sportif. S’il reconnaît l’importance des diplômes exigés, il insiste surtout sur des critères fondamentaux souvent négligés selon lui : « Le plus important pour moi est que le DTS doit aimer le club, connaître son histoire, les exigences des supporters et ce qu’on attend de lui ». Une vision qui privilégie la connaissance du terrain et l’attachement au maillot, plutôt qu’une approche purement administrative. Dans la même logique, il a critiqué le mode de sélection par appel à candidatures, estimant que les grandes structures européennes fonctionnent différemment. « Les clubs ne recrutent pas un DTS par voie de candidature », a-t-il rappelé, plaidant pour une approche plus directe, basée sur la confiance et la compétence. Concernant la gestion sportive, Saïb n’a pas non plus épargné la direction, notamment après le limogeage de Josef Zinnbauer, qu’il juge mal exécuté : « Je trouve cela indigne dans un grand club comme la JSK ».
Enfin, l’ancien champion d’Algérie 2008 a élargi son analyse à la politique sportive globale du club, dénonçant notamment le recours excessif à des joueurs à gros salaires au détriment de la formation. « On confond entre un joueur de valeur avec un joueur à gros salaire », a-t-il regretté, appelant à un retour aux fondamentaux qui ont fait la force historique de la JSK. Pour lui, la clé du renouveau passe par un travail de fond : « Il faut investir dans les jeunes », tout en construisant un projet cohérent sur le long terme. Saïb a également insisté sur la nécessité de protéger les talents locaux et de bâtir une équipe capable de rivaliser à l’échelle africaine, plutôt que de viser des objectifs à court terme. En conclusion, son message se veut rassembleur, appelant à l’unité autour du club : « Les couleurs jaune et vert nous unissent et on ne doit penser qu’à l’intérêt de notre club ». Une prise de parole forte, qui résonne comme un avertissement autant qu’un appel à la reconstruction.
Lire aussi : Algérie : suspendu par la FIFA, Youcef Belaïli reçoit une excellente nouvelle !






























