Algérie : à l’approche de la trêve internationale du mois de mars, l’équipe d’Algérie s’apprête à entrer dans une phase décisive de sa préparation en vue de la Coupe du monde 2026, prévue pour débuter en juin prochain. Deux rencontres amicales sont programmées pour permettre au sélectionneur Vladimir Petkovic d’affiner son groupe, d’installer ses automatismes et surtout de clarifier certaines hiérarchies. Mais alors que cette fenêtre devait être un laboratoire idéal, elle risque de se transformer en casse-tête médical. Les blessures se multiplient et plusieurs éléments importants apparaissent déjà menacés de forfait, ce qui complique considérablement la marge de manœuvre du staff technique.
Le sélectionneur pourrait être privé de profils variés, dans des secteurs où l’Algérie manque déjà parfois de solutions naturelles. En défense, les incertitudes autour de Youcef Atal et Jaouen Hadjam posent un problème majeur sur les couloirs, là où Petkovic cherche encore une stabilité dans les rôles et dans l’équilibre global. Les blessures récurrentes d’Atal, notamment, restent un sujet préoccupant, tant le joueur conserve une valeur technique rare lorsqu’il est disponible. Dans l’axe, la situation de Mohamed Amine Tougaï est également suivie avec attention, car son absence éventuelle réduirait encore les options défensives, surtout face à des adversaires capables d’imposer un défi physique et aérien. À cela s’ajoute le cas de Sofiane Naïr, dont la disponibilité demeure incertaine, alors qu’il représente une alternative utile dans la rotation.
Le milieu et les couloirs offensifs ne sont pas épargnés. Le nom de Samir Chergui figure parmi les joueurs potentiellement concernés par cette vague de blessures, ce qui pourrait priver Petkovic d’un profil capable d’apporter percussion et intensité dans les phases de transition. Même constat pour Rafik Belghali, dont l’absence limiterait les solutions dans les couloirs, un secteur où l’Algérie doit souvent composer avec des joueurs polyvalents plutôt que des spécialistes. Ces absences potentielles, cumulées, donnent un sentiment d’urgence, car les matchs amicaux de mars représentent bien plus qu’une simple formalité : ils sont censés préparer le groupe à l’exigence d’une Coupe du monde où chaque détail, chaque automatisme, chaque équilibre tactique compte.
Dans ce contexte, Petkovic se retrouve face à un dilemme : poursuivre la continuité avec les cadres disponibles ou profiter de ces absences pour tester de nouveaux profils. Mais l’enjeu est clair : l’Algérie ne peut pas se permettre d’arriver en juin avec un effectif diminué et une préparation tronquée. La liste finale du stage de mars sera donc scrutée avec attention, car elle donnera un premier indice sur la profondeur réelle du groupe et sur la capacité des Verts à absorber les coups durs. À quelques mois d’un rendez-vous mondial, la gestion physique et la récupération deviennent déjà un combat aussi important que les choix tactiques
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