À l’approche du prochain rassemblement de l’équipe nationale d’Algérie, un constat particulier alimente les débats parmi les observateurs : la situation sportive des gardiens susceptibles de défendre les cages des Fennecs. Alors que la sélection dirigée par Vladimir Petković s’apprête à disputer deux rencontres amicales face au Guatemala et à l’Uruguay dans le cadre de sa préparation pour les prochaines échéances internationales, la hiérarchie au poste de gardien présente une particularité étonnante. En effet, les portiers actuellement pressentis pour figurer dans la liste évoluent tous dans des divisions inférieures du football européen. Une réalité inhabituelle pour une sélection ambitieuse qui vise une qualification à la Coupe du monde 2026 et qui nourrit l’espoir de retrouver rapidement le sommet du football africain.
Parmi les gardiens les plus régulièrement cités figure Luca Zidane. Le portier international algérien évolue cette saison avec le Granada CF, engagé en deuxième division espagnole. Malgré ce contexte, il s’est imposé comme titulaire et reste un élément fiable pour son club andalou. De son côté, Anthony Mandrea, longtemps considéré comme l’un des principaux concurrents au poste de numéro un, évolue aujourd’hui dans le troisième niveau du football français. Une situation sportive moins prestigieuse, mais qui ne l’empêche pas de conserver la confiance du staff technique national grâce à son expérience acquise lors des précédents rassemblements. Enfin, le jeune Melvin Mastil, qui pourrait apparaître comme une nouvelle option dans la hiérarchie, poursuit sa progression en Suisse avec le Stade Nyonnais, également pensionnaire de deuxième division. Trois profils différents, mais un point commun évident : aucun n’évolue actuellement dans l’élite européenne.
Ce constat ne signifie pas pour autant que l’Algérie manque de solutions à ce poste stratégique. Dans le football moderne, le niveau d’un championnat n’est pas toujours le seul indicateur de performance individuelle. Vladimir Petković semble d’ailleurs privilégier d’autres critères dans son processus de sélection, notamment la régularité, la confiance et la capacité à répondre aux exigences du jeu international. Les deux matches amicaux programmés en mars devraient ainsi servir de véritable test pour clarifier la hiérarchie dans les cages algériennes. Dans une sélection en pleine phase de reconstruction, le poste de gardien reste un élément central pour assurer l’équilibre collectif. La situation actuelle illustre surtout une réalité du football moderne : certains internationaux peuvent évoluer hors des projecteurs des grandes ligues tout en conservant un rôle majeur en sélection. Reste désormais à savoir lequel de ces portiers saura s’imposer durablement comme le dernier rempart des Fennecs dans les années à venir.






























