Ce choix s’inscrit dans une logique claire de la Fédération algérienne de football, qui entend renforcer ses catégories de jeunes en s’appuyant sur d’anciens internationaux à forte identité. Ziani, reconnu pour son intelligence de jeu et sa rigueur tactique durant sa carrière, a progressivement pris ses marques dans l’encadrement technique, loin de toute précipitation. À la tête des U16, il aura pour mission d’installer des principes, d’évaluer des profils et, surtout, de poser les premières briques d’une culture collective. Le tournoi UNAF, souvent perçu comme un simple passage obligé, constitue en réalité un laboratoire précieux pour jauger le caractère, la discipline et la capacité d’adaptation de jeunes joueurs confrontés très tôt à la compétition internationale.
L’enjeu dépasse largement les résultats immédiats. Dans ce type de rendez-vous, l’essentiel se joue dans les comportements, la compréhension du jeu et l’assimilation des exigences du maillot national. Ziani, conscient de cette responsabilité, aborde cette étape avec une approche mesurée, fidèle à son tempérament. Il sait que les fondations posées à cet âge conditionnent souvent les trajectoires futures. Pour l’Algérie, l’objectif est clair : détecter, accompagner et préparer une génération capable, à terme, d’alimenter les sélections supérieures. Pour Karim Ziani, cette première expérience représente un tournant symbolique, celui du passage définitif de leader de vestiaire à formateur de talents. Dans un football algérien en quête de continuité et de vision à long terme, ce type de nomination envoie un message fort : l’avenir se construit dès maintenant, avec méthode, identité et patience.


























