Algérie Foot– Le retour d’Ismaël Bennacer, joueur de l’équipe d’Algérie, sur les terrains est imminent. Opéré du mollet droit en septembre dernier, le milieu de terrain algérien a passé quatre mois loin des pelouses, pour une durée d’indisponibilité initialement estimée à six mois. Pourtant, une certaine inquiétude plane quant à un retour précipité, alimentée par la réputation des staffs médicaux en Serie A, souvent accusés de hâter les rétablissements.
Les clubs italiens sont souvent pointés du doigt pour leur gestion parfois expéditive des blessures. Une politique à court terme, visant la performance immédiate, au détriment de la santé des joueurs. À Bergame, l’Atalanta illustre cette tendance : Gianluca Scamacca et Giorgio Scalvini, tous deux victimes de ruptures des ligaments croisés cet été, ont repris bien plus tôt que prévu. Scamacca est retourné à la compétition après seulement 108 jours, et Scalvini a réintégré le groupe en 166 jours, des délais bien inférieurs aux standards médicaux.
Ces exemples soulèvent des inquiétudes légitimes concernant Bennacer. L’AC Milan pourrait succomber à la tentation d’un retour anticipé, alors que l’équipe lutte pour maintenir un haut niveau compétitif.
Bennacer lui-même n’est pas étranger aux retours précipités. Lors de sa blessure au cartilage du genou en 2023, il avait insisté pour participer à la CAN avec l’Algérie, une décision qui s’était soldée par une rechute après un seul match joué. Les exemples d’échecs similaires abondent, notamment celui de Faouzi Ghoulam. Ancien coéquipier en sélection, Ghoulam avait vu sa carrière décliner après une reprise précipitée sous la pression du SSC Naples.
Ces cas soulignent la nécessité pour le joueur de l’équipe d’Algérie, à seulement 26 ans, de privilégier une récupération complète. Une réintégration trop rapide pourrait compromettre sa carrière, comme ce fut le cas pour son compatriote.
Dans une ligue où la pression des résultats peut parfois éclipser le bien-être des joueurs, Bennacer devra écouter son corps et résister aux éventuelles pressions extérieures. Mieux vaut patienter et revenir à 100% que risquer une rechute qui pourrait hypothéquer sa carrière.
Le retour sur les terrains ne doit pas seulement être un objectif, mais une étape dans une carrière encore pleine de promesses.
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