Equipe d’Algérie : le parcours d’Ahmed Kendouci en Suisse pourrait bien basculer dans une phase décisive, au moment même où l’international algérien rêve de s’imposer durablement dans la course au Mondial 2026. Recruté l’été dernier par le FC Lugano en provenance du club égyptien Ceramica Cleopatra, le milieu de terrain espérait relancer sa dynamique en Europe après une saison perturbée par une blessure. Mais depuis son retour à la compétition, Kendouci peine à trouver une place stable dans la rotation de son entraîneur Mattia Croci-Torti, et les derniers propos du technicien suisse ont jeté un froid sur les ambitions du joueur. Avant la rencontre prévue ce mercredi face au Servette FC, comptant pour la 24e journée du championnat suisse, Croci-Torti a clairement laissé entendre que l’Algérien ne figurait pas parmi ses premières options dans l’entrejeu, malgré l’importance du match et l’enjeu de la période.
Le contexte, pourtant, semble offrir à Kendouci une opportunité rare. Lugano devra composer sans plusieurs éléments du milieu, notamment Uran Bislimi et Mahmoud Mohamed Belhadj, suspendus, ce qui pousse naturellement le staff à élargir ses choix. Et c’est précisément dans ce cadre que l’entraîneur a annoncé sa décision de lancer l’Algérien. « Vous verrez Kendouci », a-t-il d’abord lâché, avant de nuancer immédiatement son message avec une franchise révélatrice : « Mais Ahmed n’est pas un choix imposé ; jusqu’ici, Grgic et Bislimi ont offert un équilibre remarquable, tandis que Belhadj reste un élément important, capable de nous donner une force qui nous manque. Les caractéristiques de Kendouci sont différentes. » Une déclaration qui sonne comme un avertissement : Kendouci joue gros, et son statut reste fragile, même lorsque les circonstances lui ouvrent la porte.
Car sur le plan statistique, le constat est inquiétant. Depuis son retour de blessure contractée en Égypte, Kendouci n’a disputé que quatre rencontres avec Lugano, pour un total d’environ 35 minutes, passant l’essentiel du temps sur le banc. Cette situation avait déjà eu des conséquences directes avec la sélection algérienne, puisqu’elle avait contribué à son absence lors de la dernière CAN, faute de rythme suffisant. À seulement quelques mois de la Coupe du monde 2026, le scénario pourrait se répéter si le joueur ne parvient pas à s’imposer rapidement. Pour Kendouci, le rendez-vous face à Servette ressemble donc à bien plus qu’un simple match de championnat : c’est une audition, un test grandeur nature, et peut-être le début d’un tournant indispensable pour rester dans les plans des Verts.




























