Algérie – Maroc : La polémique autour de la finale de la CAN 2025 continue de prendre une dimension continentale, dépassant largement le cadre sportif pour s’inscrire désormais dans un débat institutionnel et politique. Dernier épisode en date : le soutien affiché par l’Afrique du Sud au Sénégal dans son bras de fer avec les instances africaines. Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, est monté au créneau pour défendre la position sénégalaise, quelques jours après la décision controversée de la commission d’appel de la CAF attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert. Une prise de position forte, qui traduit l’ampleur du malaise suscité par cette affaire et souligne les divisions qu’elle engendre au sein du football africain.
Dans une intervention accordée à TV5 Monde, le responsable sud-africain n’a pas mâché ses mots, remettant en cause la légitimité de la décision rendue. « Le Sénégal est champion d’Afrique, parce que les matchs se gagnent sur le terrain et non dans les bureaux », a-t-il affirmé avec fermeté, estimant que l’issue de cette finale aurait dû être déterminée uniquement par le jeu. Une déclaration qui fait écho au sentiment d’injustice exprimé par la Fédération sénégalaise, convaincue d’avoir été lésée dans cette affaire. Plus encore, Gayton McKenzie a annoncé une mobilisation juridique d’envergure pour accompagner le recours déposé devant le Tribunal arbitral du sport, signe que le dossier est désormais pris très au sérieux à l’échelle internationale. « Nous allons mobiliser les meilleurs avocats pour soutenir le Sénégal dans sa procédure devant le TAS afin de récupérer son titre », a-t-il ajouté, laissant entrevoir une bataille judiciaire intense dans les semaines à venir.
Ce soutien politique renforce la position du Sénégal, qui conteste la décision de la CAF ayant entériné sa défaite administrative (0-3) face au Maroc en finale, malgré un résultat acquis sur le terrain dans des circonstances particulières. En s’invitant dans ce dossier, l’Afrique du Sud contribue à donner une nouvelle dimension à cette affaire, qui dépasse désormais le simple cadre d’un litige sportif pour interroger la gouvernance du football africain. À travers cette mobilisation, c’est aussi la crédibilité des instances qui se retrouve indirectement mise en question, alors que les attentes en matière de transparence et d’équité n’ont jamais été aussi fortes. Reste à savoir si cette pression croissante influencera le déroulement de la procédure devant le TAS, ou si la décision finale viendra confirmer l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire récente du football africain.
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