À quelques jours du huitième de finale de la CAN 2025 face à la RD Congo, la sélection d’Algérie traverse une période d’incertitudes importantes. Le latéral gauche Aït-Nouri n’a pas pris part à la séance d’entraînement pour le deuxième jour consécutif, laissant planer un doute sérieux sur sa participation à cette rencontre cruciale contre les Léopards.
Cette absence de l’Algérie face à la RD Congo constitue un vrai défi pour le sélectionneur Vladimir Petković, qui doit préparer l’équipe avec plusieurs joueurs clés indisponibles. Aït-Nouri occupe un rôle essentiel sur le flanc gauche de la défense, capable de sécuriser la zone et d’apporter des solutions offensives. Son indisponibilité pourrait amener Petković à revoir son plan tactique et à faire confiance à un remplaçant, ce qui pourrait affecter l’équilibre de l’équipe.
La situation se complique avec l’indisponibilité de Hadjam et Chergui, qui n’ont pas encore retrouvé leur pleine condition physique. Le staff médical continue d’évaluer l’état des joueurs, tandis que Petković insiste sur la concentration et la préparation collective pour minimiser l’impact de ces absences.
Pour la RD Congo, ces incertitudes sont une excellente nouvelle. Les Léopards savent que l’un des piliers défensifs algériens pourrait manquer le match, offrant potentiellement plus d’espaces à exploiter sur le flanc gauche et des opportunités pour leurs attaquants.
Malgré cela, l’Algérie reste favorite sur le papier grâce à son expérience et à la profondeur de son effectif. Petković devra néanmoins faire preuve de créativité tactique et utiliser tous les atouts à sa disposition pour assurer la solidité défensive et maintenir l’efficacité offensive de ses joueurs.
Cette situation souligne l’importance de la gestion des blessures et de la préparation physique dans une phase à élimination directe comme la CAN. Chaque absence peut peser lourd dans un match décisif. Les supporters algériens suivent de près les séances et les annonces du staff médical, espérant voir leurs cadres retrouver la compétition à temps pour affronter la RD Congo.
Algérie : analyse de la RD Congo
Analyse des forces et faiblesses de la RDC
Défense
La défense congolaise repose sur une organisation collective solide plus que sur le talent individuel de ses joueurs. Le gardien Mbassi, titulaire au Havre en France, est le pilier de l’équipe. Le Havre, classé 15ᵉ en Ligue 2 française, a concédé 22 buts en 16 matchs, ce qui illustre un gardien souvent sollicité.
Le reste de la ligne défensive est composé de joueurs évoluant dans des clubs modestes : La Gantoise (Belgique), Eris (Chypre) et Hibernian (Écosse). Le meilleur élément est Mboumba, du LOSC, coéquipier d’Issa Mandé. Globalement, la qualité individuelle reste inférieure à celle des Algériens, mais la solidarité et le style de jeu collectif compensent.
Milieu et attaque
La force de la RDC réside dans son milieu et son attaque, avec plusieurs joueurs d’expérience. Parmi eux :
Beckel, 28 ans, joueur d’Espanyol Barcelone (5ᵉ en Liga), absent récemment lors d’une défaite contre le Barça.
Mbouko, attaquant clé de Montpellier, considéré comme le danger numéro un de l’équipe.
Cakuta, 34 ans, vétéran évoluant en Turquie.
Mayili, expérimenté joueur de Pyramids (Égypte).
Leur jeu repose sur le pressing collectif, la cohésion et la
capacité à surprendre les grands du continent, comme ils l’ont
montré en éliminant le Cameroun et le Nigeria, et en obtenant un
nul face au Sénégal.
Points faibles
Malgré leur cohésion, la RDC présente des lacunes individuelles, surtout dans la défense. La différence de niveau et d’expérience avec les Algériens penche en faveur des Fennecs. Cependant, l’équipe congolaise compense par un pressing intense, un collectif solide et une mentalité combative, capables de créer des surprises en match couperet.
Le discours confiant du sélectionneur Desabre peut être un atout pour galvaniser son équipe… ou un piège, si l’arrogance prend le dessus. Les Algériens, dirigés par Vladimir Petković, affronteront donc un adversaire coriace, doté d’une grande expérience en compétition et d’une organisation tactique redoutable, mais qui reste vulnérable sur le plan individuel.

































