Algérie Foot– La Fédération algérienne de football (FAF) est déterminée à renforcer l’Équipe nationale avec des binationaux de haut niveau, et le jeune attaquant de l’Olympique Lyonnais, Rayan Cherki, figure en tête de liste. Cependant, malgré des débuts prometteurs dans les négociations, le dossier connaît des complications.
Dès la fin des Jeux Olympiques de Paris, où Rayan Cherki avait représenté la France espoirs avec un temps de jeu limité, le président de la FAF, Walid Sadi, a initié des discussions avec la famille du joueur. Selon des sources fiables, le père de Cherki, Fabio, avait donné un retour positif à l’idée que son fils rejoigne les Fennecs. Cherki, alors déçu par sa situation en sélection française, semblait prêt à représenter l’Algérie, mais une condition a été posée : rencontrer l’entraîneur national, Vladimir Petkovic, pour discuter du projet sportif.
Walid Sadi, conscient de l’opportunité, avait immédiatement transmis la requête au sélectionneur. Cependant, ce dernier, absorbé par la préparation du stage de septembre, n’a pas donné suite rapidement. Certaines sources suggèrent même que Petkovic aurait volontairement retardé cette rencontre, estimant que l’Équipe nationale disposait déjà de suffisamment de solutions à ce poste.
Un changement de dynamique
Pendant ce délai, la situation de Rayan Cherki à Lyon a radicalement changé. Relégué sur le banc à l’Olympique Lyonnais, il a ensuite retrouvé une place de titulaire et enchaîné des prestations de haut niveau. Ses performances ont suscité un engouement médiatique en France, avec de nombreuses voix plaidant pour une convocation en Équipe A sous Didier Deschamps. Ce regain de forme a compliqué les plans de la FAF, le joueur reconsidérant ses options internationales.
Malgré tout, Walid Sadi a maintenu un dialogue avec la famille Cherki. Fabio, père du joueur et d’origine italienne, semble privilégier l’Algérie, mais le jeune attaquant préfère attendre un transfert vers un autre club, attendu cet hiver ou l’été prochain, avant de prendre une décision définitive.
Une approche plus mesurée de la FAF
Initialement, la FAF avait fixé un ultimatum au joueur pour qu’il tranche avant le stage de mars. Cependant, la fédération a récemment assoupli sa position, décidant de laisser le temps à Cherki de se concentrer sur sa carrière en club et d’éviter toute pression inutile. Ce changement d’attitude reflète la volonté de la FAF de ne pas compromettre ses chances de recruter un joueur au potentiel exceptionnel.
Le dossier Rayan Cherki reste ouvert, et la FAF, convaincue de son talent, continue de travailler dans l’ombre pour l’attirer sous le maillot des Fennecs. Une décision pourrait intervenir après un éventuel transfert, mais pour l’instant, le jeune prodige préfère se concentrer sur sa progression en club.
Lire également :
Coupe du monde : la France barre la route à l’Algérie (OFFICIEL)
