À la veille du huitième de finale de la CAN 2025, où l’Algérie affrontera la République Démocratique du Congo au stade Moulay Hassan à Rabat, l’ancien défenseur international algérien Ismaël Bouzid (42 ans) a partagé ses analyses et conseils au micro de Al Arabi.
Pour Bouzid, le message est clair : “Bons joueurs, bonne équipe, mais à ce niveau, il faut respecter chaque adversaire et le prendre au sérieux. Il n’y a plus de petites équipes ni de matchs faciles, et l’important, ce n’est pas le rival, mais nous-mêmes.” Selon lui, la clé de la réussite réside dans la concentration sur la performance de l’Algérie : “Si nous restons concentrés sur notre jeu et prêts, nous n’aurons peur d’aucune équipe, qu’elle soit grande, moyenne ou petite.”
L’ancien international souligne également l’importance du rêve et de l’ambition pour les joueurs actuels : “Quand nous représentons l’Algérie à la CAN, nous devons rêver, croire en nos capacités et nous battre pour aller le plus loin possible. Il faut y croire et le vouloir vraiment, Incha’Allah.”
Bouzid insiste sur le rôle déterminant du capitaine Riyad Mahrez, revenu en force après la phase de groupes : “Bien sûr, Mahrez a fait taire toutes les critiques, il a montré qu’il est déterminé à porter haut les couleurs de l’Algérie, et il joue avec cœur, que ce soit en tant que capitaine ou joueur clé.” L’ancien défenseur considère que cet aspect mental sera crucial pour les prochaines étapes de la compétition.
Concernant la composition de l’équipe, Bouzid met en avant l’équilibre entre expérience et jeunesse : “Je pense que nous avons trouvé un équilibre entre l’expérience et les jeunes prometteurs, comme Ibrahim Maza. Mais en matchs à élimination directe, tout reste à 50%-50%. Il faut entrer fort et rester concentrés jusqu’à la dernière minute.” Il rappelle également la force offensive de l’Algérie : “Nous étions très dangereux dans les transitions rapides et nous pouvons poser des problèmes à n’importe quelle équipe, à condition de maintenir une bonne solidité défensive.”
Sur le plan tactique et la gestion de l’entraîneur Vladimir Petkovic, Bouzid recommande prudence et soutien : “Je suis aujourd’hui entraîneur et je sais que les gens aiment critiquer le coach, mais il faut juger à la fin de la CAN et faire un bilan complet, pas après un seul match. Comme la Fédération lui a donné sa confiance, il faut rester derrière lui jusqu’à la fin et évaluer son travail après le tournoi.”
Enfin, sur le plan défensif, Bouzid souligne la flexibilité du groupe actuel : “J’aime Mandi, Bensebaini et Belaïd tous les trois. Mandi, malgré son expérience, peut encore apporter beaucoup. Jouer à trois défenseurs dans certains matchs peut donner plus de stabilité. Chaque match est différent, et nous avons l’effectif pour nous adapter selon l’adversaire et le déroulement de la rencontre.”
L’ancien international conclut par un appel à l’unité et au soutien des fans : “Soyons positifs, tous unis derrière les Verts, car le soutien du public reste un facteur essentiel dans ces rendez-vous importants.”



































