Maroc – CAF : un an après son sacre continental, le Sénégal se retrouve confronté à une situation aussi surprenante qu’embarrassante. Selon plusieurs médias sénégalais, dont le site SeneNews, la Fédération sénégalaise de football n’aurait toujours pas perçu la prime financière promise par la Confédération africaine de football (CAF) à la suite de la victoire finale à la CAN 2025 au Maroc. Un retard qui intrigue, surtout pour une nation championne d’Afrique, dont la réussite sportive devait logiquement s’accompagner d’un gain économique immédiat. Cette somme, attendue depuis plusieurs mois, était censée permettre à la fédération de renforcer sa gestion financière, d’apurer certaines charges accumulées et de consolider la structure administrative et sportive du football sénégalais, au moment où le pays ambitionne de s’imposer durablement parmi les références du continent.
D’après ces mêmes sources, les chiffres en jeu sont loin d’être anecdotiques. La fédération sénégalaise compterait notamment sur une enveloppe estimée à près de 8,2 millions d’euros provenant de la FIFA, liée à la qualification du Sénégal pour la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une somme qui représente un apport stratégique, surtout dans un contexte où les fédérations africaines dépendent fortement des subventions et des primes liées aux compétitions internationales. En parallèle, le Sénégal serait également dans l’attente d’une prime avoisinant les 10 millions de dollars promise par la CAF après le sacre continental. Un montant qui, s’il est confirmé, constitue un levier important pour financer les sélections nationales, soutenir la formation et améliorer les infrastructures. Mais à ce jour, cette manne financière tarderait à arriver, laissant place à des interrogations et à une certaine inquiétude dans les coulisses.
Car sur le plan interne, la situation de la Fédération sénégalaise serait jugée délicate. Les médias locaux évoquent un contexte de transition institutionnelle et un climat financier fragile, marqué par un déficit hérité et des engagements administratifs accumulés. Le nouveau bureau fédéral, récemment installé, aurait ainsi été contraint d’adopter des mesures temporaires pour assurer la continuité du fonctionnement quotidien, en attendant l’arrivée des fonds attendus. Une situation qui oblige à une gestion prudente, voire à des arbitrages difficiles, alors que les exigences sportives restent élevées, notamment à l’approche des prochaines échéances qualificatives et des préparatifs pour le Mondial. Dans ce contexte, l’absence de visibilité sur la date de versement de la prime de la CAF complique la planification et fragilise la stabilité financière.
Plus troublant encore, les raisons exactes de ce retard restent floues. Aucune explication officielle n’a été communiquée à ce stade, alimentant les spéculations autour d’un éventuel lien avec certaines procédures disciplinaires ou administratives en cours. Des interrogations émergent également sur l’impact d’un recours déposé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui contesterait certaines décisions liées à ce dossier. Sans confirmation formelle, cette hypothèse reste à prendre avec précaution, mais elle souligne un point essentiel : même après un sacre, le football africain continue d’être traversé par des zones d’ombre, où l’administratif peut parfois rattraper le sportif. Pour le Sénégal, champion en titre, cette attente prolongée ressemble déjà à un paradoxe : gagner sur le terrain… mais patienter dans les bureaux.
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