L’international algérien retraité Karim Ghazi est revenu publiquement sur ses propos concernant le sélectionneur national Vladimir Petkovic, qu’il avait décrit comme un « entraîneur faible ». Dans un entretien accordé à Othmane DZ, Ghazi a tenu à clarifier le sens de ses déclarations et à expliquer son analyse de la situation du sélectionneur suisse à la tête des « Verts ».
« Je ne suis pas plombier pour maçon, j’ai joué au foot et je connais le football », a-t-il lancé, affirmant que son jugement n’était ni un caprice ni une critique gratuite, mais un point de vue basé sur l’expérience et l’observation des performances du collectif algérien. Selon lui, le problème ne réside pas dans le soutien ou l’enthousiasme des fans, mais dans la capacité à préparer l’équipe pour le long terme. « On est passionnés par notre sélection, mais il faut regarder loin, pas juste le court terme », a-t-il insisté.
Ghazi explique avoir suivi attentivement Petkovic pendant 23 mois, période au cours de laquelle l’Algérie n’a presque jamais affronté d’équipes de haut niveau sur le plan technique et tactique. Pour lui, cela a limité la progression des joueurs et empêché le développement d’une stratégie solide. « Chaque rencontre montre qu’il manque beaucoup de choses », a-t-il ajouté, précisant que son jugement de « faible » n’était pas une forme de mépris, mais un constat réaliste sur le niveau exigé par une sélection de calibre mondial.
L’ancien milieu de terrain a été encore plus clair en évoquant les compétitions majeures à venir : « Avec lui, nous n’irons pas loin à la Coupe du monde. Même à la Coupe d’Afrique, les résultats ne sont pas au rendez-vous. » Ghazi estime que l’équipe aurait davantage de chances de succès sous la houlette d’un entraîneur ayant déjà prouvé sa valeur avec des sélections majeures.
Il cite notamment Jamal Belmadi, qu’il considère comme le profil idéal pour l’Algérie. « Belmadi est beaucoup mieux, il a un niveau et des chiffres mondiaux face à des équipes puissantes. Il a marqué l’histoire en remportant la Coupe d’Afrique, contre qui et où ? Voilà comment ça se fait », a-t-il expliqué. Selon Ghazi, l’expérience et le succès international du technicien marocain en font un modèle pour gérer une équipe comme l’Algérie, capable de performer sur la scène africaine et mondiale.
Ces déclarations interviennent à quelques mois de la Coupe du monde 2026, et relancent le débat autour de la préparation de l’équipe nationale, de la stratégie de Petkovic et du choix des entraîneurs capables de porter l’Algérie vers des résultats ambitieux. Ghazi conclut en soulignant que ses critiques sont motivées par la volonté de voir l’équipe progresser, et non par une hostilité envers le sélectionneur : « Je parle avec franchise parce que j’aime le football algérien et je veux qu’on réussisse à l’international ».





























