Mahrez – Guardiola : Pep Guardiola n’a pas seulement parlé de Manchester City. À travers ses mots, c’est aussi un hommage indirect à une époque, et à certains hommes qui ont incarné la stabilité d’un collectif devenu machine à gagner. Parmi eux, un nom ressort avec une évidence particulière : Riyad Mahrez. L’ancien international algérien, aujourd’hui loin de l’Etihad Stadium, symbolise parfaitement cette période où City semblait jouer avec une maîtrise totale, presque mécanique, portée par des automatismes huilés et un onze type rarement bouleversé. Dans une saison où Guardiola cherche encore à reconstruire un noyau stable, le souvenir de Mahrez revient naturellement comme un repère, un exemple de continuité et de fiabilité.
Car Mahrez n’était pas seulement un ailier talentueux. Il était une pièce stratégique dans le puzzle Guardiola, capable d’apporter de la créativité dans les petits espaces, de ralentir ou d’accélérer le tempo, et surtout de faire basculer un match sur un simple contrôle orienté. Quand City a atteint son apogée lors de l’année du triplé, c’est justement parce que l’équipe avait trouvé ce point d’équilibre où chacun connaissait son rôle sans même avoir besoin de réfléchir. Guardiola l’a d’ailleurs reconnu sans détour : « Oui, nous ne l’avons toujours pas, ce moment où tout le monde sait exactement ce qui va se passer et ce qu’il faut faire. » Une phrase lourde de sens, qui reflète le manque d’automatismes actuels… et qui rappelle à quel point des profils comme Mahrez facilitaient la fluidité collective. L’entraîneur catalan s’est replongé dans cette période bénie, évoquant les derniers mois du triplé : « Je me souviens de l’année du triplé : lors des deux ou trois derniers mois, c’était quasiment le même onze de départ à chaque match. » Et dans cette liste de cadres, Guardiola cite naturellement l’Algérien : « Julian Álvarez était là, Riyad Mahrez, les défenseurs centraux, Ilkay Gündogan, Rodri, Kevin De Bruyne, Bernardo Silva sur le côté. »
Ce rappel n’est pas anodin. Il souligne l’importance des joueurs capables d’offrir une constance technique et mentale sur la durée. Guardiola insiste d’ailleurs sur la patience nécessaire pour atteindre ce niveau : « Mais c’est un processus. Cela n’est pas arrivé du jour au lendemain, même lors des saisons du triplé ou du quadruplé. » Puis il conclut avec une vérité qui résume l’évolution du club : « Il a fallu des années, des années, des années pour y parvenir. Et aujourd’hui, nous avons beaucoup changé. » Dans ce “changement”, l’absence de Mahrez est l’un des symboles les plus parlants. Et si City reste un géant européen, cette déclaration rappelle une chose : certains joueurs laissent plus qu’un palmarès, ils laissent une identité.
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