Rien ne va plus pour les clubs algériens en compétitions africaines. Après la lourde défaite de la JSK face à Al Ahly au Caire, c’est désormais le CR Belouizdad (CRB) qui vit une véritable descente aux enfers à Brazzaville. À la mi-temps, le tableau d’affichage du stade Alphonse-Massamba-Débat indiquait déjà un cinglant 3-0 pour l’AS Otôho, laissant les Belouizdadis abasourdis et impuissants. Une entame de match cauchemardesque qui a pris à revers tout ce que le club algérien avait planifié. Score final 4 1.
Un début de match totalement manqué
Le CRB, pourtant présenté comme le favori de cette rencontre comptant pour la 2e journée de la phase de poules de la Coupe de la CAF, est passé complètement à côté de son entame. Dès les premières minutes, les joueurs congolais ont imposé un pressing agressif, une intensité physique redoutable et une verticalité à laquelle les Rouge et Blanc n’ont jamais su répondre.
Les espaces laissés entre les lignes ont été exploités à merveille par l’AS Otôho, qui a rapidement pris les devants. Puis, au fil des minutes, le match a tourné au supplice pour les hommes de Keddad : erreurs défensives, duels perdus, manque de communication, et surtout une grande fébrilité mentale. À 3-0 à la pause, c’est tout un système qui semble avoir implosé.
Une préparation pourtant sérieuse
Ce scénario dramatique surprend d’autant plus que le CRB avait tout fait pour mettre les chances de son côté. Arrivés à Brazzaville mercredi soir, les joueurs avaient bénéficié de deux jours d’acclimatation. Le staff technique avait disséqué le jeu de l’AS Otôho, préparé un plan précis basé sur la discipline, l’intensité et l’efficacité, et ne comptait effectuer que deux changements maximum pour conserver une certaine stabilité.
Mais rien de tout cela ne s’est reflété sur le terrain. Le Chabab, pourtant fort de son expérience continentale acquise lors des cinq dernières éditions de la Ligue des champions, a affiché un visage étrangement fragile et désorganisé.
Un groupe C relancé et un avertissement sévère
Si la seconde période devait confirmer cette tendance, le CRB pourrait non seulement perdre son statut de leader du groupe C, mais également compromettre son avance psychologique. L’AS Otôho, battue lors de la première journée, joue sa survie et montre une farouche détermination. À l’inverse, le CRB semble à court d’idées, presque résigné.
Cette mi-temps cauchemardesque s’ajoute à une semaine noire pour les clubs algériens, après la débâcle vécue par la JSK. Le football algérien, en quête de crédibilité sur la scène africaine, se retrouve une fois encore malmené.
Une réaction forte sera indispensable au retour des vestiaires. Mais une chose est déjà sûre : cette première période restera comme l’une des plus mauvaises du CRB sur la scène continentale.
Notons que, El Mellali a été sorti par son coach Ramovic à la 32e minute que jeu et que l’équipe congolaise a joué un seul match depuis le début de saison à cause des tensions au Congo.

































