Sedjati a même confié une scène marquante survenue après la compétition : « J’ai rencontré un responsable de l’entité antidopage. Je lui ai dit qu’à Paris, j’avais été contrôlé 7 fois en 10 jours. Il a mis sa tête entre ses mains, tellement il était choqué. »
Ces propos trouvent un écho chez son entraîneur, Amar Benida, qui accuse ouvertement les organisateurs d’avoir exercé une pression volontaire sur son protégé. « Djamel est l’athlète le plus constant de tous ses concurrents. En France, ils n’ont pas voulu qu’il gagne », affirme-t-il sans détour. Et d’ajouter : « Quand leur athlète participe, c’est normal qu’ils adoptent une attitude hostile envers Djamel. Ils avaient horreur d’un sacre de l’Algérie à Paris, en plein Stade de France, devant 80.000 spectateurs debout pour écouter l’hymne national algérien… »
Au-delà de la performance sportive, ces révélations soulignent les difficultés rencontrées par Sedjati en dehors de la piste. Malgré cette atmosphère pesante, l’Algérien a su confirmer son statut de valeur sûre du demi-fond mondial, consolidant un peu plus son image d’athlète tenace et déterminé.
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