Les faits remontent à une séquence diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle Raouf Belkacemi apparaît en train de plaisanter sous la pression et l’intensité émotionnelle du match des Verts. L’influenceur avait alors déclaré, sur le ton de l’humour, qu’il risquait de « s'uriner dessus » tant le stress était fort. Dans la vidéo incriminée, il n’a toutefois jamais commis l’acte qui lui a été reproché.
Il s’agissait clairement d’une blague : Raouf Belkacemi avait filmé une flaque de soda renversé au sol, en ironisant dessus et en laissant entendre, de manière humoristique, qu’il s’agissait de cela. Une mise en scène assumée, qui relevait du canular et non d’un comportement réel dans l’enceinte sportive.
Malgré ces précisions, l’affaire a pris une tournure judiciaire sévère. Placé en détention provisoire, l’influenceur algérien a vu son dossier s’alourdir, dans un contexte jugé par beaucoup comme excessif. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes dénoncent un acharnement et parlent d’une injustice, estimant que la sanction ne correspond ni aux faits réels ni à l’intention humoristique de la vidéo.
L’affaire a également pris une dimension numérique, après des menaces de cyberattaques attribuées à un collectif de hackers, visant la Fédération marocaine de football. Un épisode qui illustre, une fois de plus, à quel point une simple séquence virale peut dégénérer en crise judiciaire et diplomatique, au détriment de la liberté d’expression et du bon sens.
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