À Oran, le stade Miloud Hadefi, inauguré avec ambition à l’occasion des Jeux Méditerranéens, présente aujourd’hui une pelouse fortement dégradée. Trous apparents, zones jaunies, irrégularités… l’aire de jeu est loin du standard attendu pour un stade moderne. Cette dégradation rapide interroge sur l’entretien, la gestion quotidienne et la capacité à préserver une pelouse qui devrait pourtant être un modèle pour le pays.
La situation n’est guère meilleure à Alger. À Baraki, les stades Nelson Mandela et Ali Ammar souffrent eux aussi d’un état très préoccupant. Le gazon, lourdement sollicité et mal régénéré, ne répond plus aux exigences du haut niveau. Les joueurs se retrouvent à évoluer sur des terrains instables, ce qui peut impacter la qualité du jeu, augmenter les risques de blessure et nuire à l’image du football algérien.
Ces problèmes récurrents posent une question centrale : comment expliquer qu’en 2025, des infrastructures récentes, parfois même flambant neuves, se retrouvent dans un état aussi dégradé ? Mauvaise maintenance, manque de spécialistes, surcharge d’utilisation ou gestion inadaptée : les causes semblent multiples et traduisent une défaillance profonde dans la prise en charge des pelouses.
Face à ces constats, une prise de conscience urgente s’impose. L’Algérie possède des stades magnifiques, mais sans un entretien rigoureux et une stratégie durable, ces enceintes ne pourront jamais répondre aux ambitions sportives du pays. Pour garantir un football de qualité, la pelouse doit redevenir une priorité absolue.
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