Et si l’Algérie séduit aujourd’hui, ce n’est pas uniquement par son collectif. C’est parce que cette CAN a révélé des visages nouveaux, des certitudes inattendues qui ont transformé le discours autour de cette équipe. Ibrahim Maza, milieu jeune et lucide, est probablement la découverte la plus éclatante. Trois matches, une influence constante, des gestes qui dictent le tempo et la sensation nouvelle qu’un joueur de 20 ans peut déjà tenir une nation entière dans la paume de sa main. Luca Zidane, lui, est l’illustration du symbole — celui d’un héritage qui s’embrasse sans gêne. Deux matches, deux clean sheets, et le sentiment que l’Algérie a peut-être enfin trouvé cette figure calme et rassurante derrière sa ligne défensive. Dans le secteur défensif encore, Zineddine Belaïd a fait bien plus que répondre présent : il a montré qu’il peut être une option permanente, un troisième choix solide dans une hiérarchie où, autrefois, tout semblait figé.
L’éveil d’Anis Hadj Moussa en fait, lui aussi, partie. À droite, il a injecté une forme d’insolence sportive dont seules les grandes sélections disposent. Face à la Guinée équatoriale, deux passes décisives ont suffi pour démontrer qu’il n’est pas seulement un joueur prometteur, mais un catalyseur d’élan offensif. Là est peut-être la véritable différence entre l’Algérie de 2025 et ses versions passées : elle ne dépend plus d’un héros, mais de plusieurs possibles. Maza, Zidane, Belaïd, Hadj Moussa — autant de trajectoires qui ne demandent qu’à exploser lorsque le tournoi bascule vers son territoire le plus cruel : les matchs qui comptent. L’Algérie peut gagner. Mais surtout, l’Algérie peut durer. Et c’est peut-être cela, le vrai changement.
Lire aussi : Un joueur de l'équipe d'Algérie révèle comment battre la RD Congo !