À l’issue de cette rencontre très médiatisée, Bensaci a tenu des déclarations jugées choquantes et dangereuses, accusant sans nuance l’ensemble des clubs algériens fondés avant 1962 d’avoir été « des équipes de colons » ou de « collaborateurs ». « Notre club est le club de l'Algérie, enfant du pays, arrivé après l'indépendance en 1964. Toutes les autres équipes (celles d'avant 1962) sont des équipes de colonisateurs, pas des équipes algériennes », a-t-il déclaré, suscitant l’indignation dans le milieu footballistique et bien au-delà.
Ces propos, sans précédent dans le discours d’un dirigeant sportif, jettent une ombre sur l’histoire du football algérien, dont de nombreux clubs ont joué un rôle majeur dans la résistance nationale. Le président du MB Rouissat remet ainsi en cause l'engagement patriotique de structures sportives historiques qui ont, au contraire, servi de refuges et de vecteurs de lutte pendant la colonisation.
Alors que le MB Rouissat est en pleine ascension sportive, son président, par ces accusations incendiaires, risque d'entacher la réputation du club et de provoquer une fracture profonde dans le football national. Plusieurs voix appellent déjà à des excuses officielles, voire à des sanctions. Le sport, vecteur d’unité, se retrouve aujourd’hui pris en otage par des discours d’un autre temps.
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