Dès la fin de l’action, les images ont montré un Belaïli au sol, se tordant de douleur, avant d’être évacué sur civière sous les applaudissements du public. Le verdict médical est tombé quelques heures plus tard : rupture complète du ligament croisé antérieur du genou droit, une blessure nécessitant une intervention chirurgicale et plusieurs mois de rééducation. Ce diagnostic met un terme à ses espoirs de participer à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, ainsi qu’à une possible présence lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Peu après le match, Moez Zemzemi, conscient de la gravité du geste, a tenu à présenter publiquement ses excuses à Youcef Belaïli. Avant même de quitter la pelouse, le joueur du Club Africain s’est approché de son adversaire blessé pour lui témoigner son soutien et lui assurer qu’il n’avait en aucun cas l’intention de le blesser. Zemzemi a réaffirmé plus tard, à travers un message relayé par la presse tunisienne, que son intervention était purement accidentelle et qu’il regrettait sincèrement cet incident malheureux.
Les premiers échos venus du staff médical tunisien évoquent une indisponibilité estimée entre six et huit mois, selon l’évolution de sa rééducation après l’opération prévue à Tunis. Du côté de l’Espérance, le club a publié un communiqué exprimant son soutien total à son joueur, tout en condamnant les excès d’agressivité qui peuvent mener à de telles blessures.
L’absence de Belaïli laisse un vide immense dans l’effectif de l’Espérance, tant sur le plan technique que psychologique. Joueur explosif, connu pour son tempérament et son flair offensif, il était impliqué dans la majorité des actions décisives de son équipe depuis le début de la saison.
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