Dans ce paysage incertain, plusieurs positions se dessinent clairement. L’Algérie, sollicitée de manière informelle ces dernières semaines, a choisi de décliner toute implication, refusant de se poser en solution de secours. Cette décision s’inscrit dans une continuité assumée, après le retrait de ses dossiers pour les éditions 2025 et 2027. À l’inverse, le Maroc apparaît au cœur des discussions, mais dans un registre plus complexe. En coulisses, l’hypothèse d’un nouveau rôle central du royaume suscite des réserves, y compris au sein de certaines voix marocaines elles-mêmes, échaudées par la fin chaotique de la dernière finale. Dans ce contexte, la Confédération africaine de football se retrouve confrontée à des exigences élevées, certains observateurs évoquant une pression accrue visant à obtenir des garanties maximales si une nouvelle organisation venait à être envisagée. Cette situation alimente l’impression d’un bras de fer latent, où l’instance continentale peine à reprendre la main.
Faute de consensus, d’autres options émergent, sans pour autant rassurer pleinement. L’Éthiopie a confirmé son intention de présenter un dossier ambitieux, promettant la construction de six stades, malgré un déficit actuel d’infrastructures homologuées. Une candidature audacieuse, mais perçue comme risquée au regard des délais et des exigences techniques. Une offre conjointe associant le Botswana, la Namibie et l’Afrique du Sud circule également, soulevant des interrogations sur l’équilibre réel entre partenaires aux moyens inégaux. En parallèle, l’Égypte étudie l’opportunité de revenir dans la course, tandis que l’Angola, déjà hôte en 2010, a manifesté un intérêt prudent. À ce stade, aucune décision ne s’impose naturellement. Pour la CAF, l’enjeu dépasse le simple choix d’un pays hôte : il s’agit de restaurer la confiance, d’éviter l’improvisation et de démontrer que la CAN peut encore s’inscrire dans une vision structurée, sans dépendre de rapports de force ou de solutions d’urgence.
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