En effet, les deux clubs de premier plan, l’Espérance de Tunis et l’Étoile sportive du Sahel, avaient demandé à plusieurs reprises une révision de la loi régissant les joueurs étrangers. Cette volonté intervient dans un contexte où ils ne peuvent aligner sur le terrain l’ensemble des joueurs recrutés, faute de quotas suffisants. D’autres équipes de la Ligue 1 tunisienne n’ont pas exprimé d’objections majeures à une réforme, témoignant d’un consensus en faveur d’un assouplissement des règles.
Cependant, les dernières informations recueillies indiquent que la Fédération tunisienne de football a décidé de maintenir les dispositions en vigueur, sans aucune modification pour la prochaine saison. Cette décision constitue une surprise et une déception pour les clubs, qui avaient déjà entamé leurs démarches pour finaliser de nouveaux transferts avant le coup d’envoi du championnat prévu le 9 août 2025.
Le règlement actuel, notamment l’article 91 relatif aux contrats, limite à dix le nombre de signatures possibles pour les joueurs âgés de plus de 20 ans par saison et par club. Cette restriction oblige certains clubs qui ont déjà atteint ce plafond lors du mercato estival à envisager la résiliation ou le remplacement de certains contrats lors du mercato hivernal.
Sur le volet des joueurs étrangers, les règles en vigueur autorisent les clubs à recruter jusqu’à six joueurs étrangers maximum lors d’une même période de transfert. Parmi ces joueurs, seuls quatre peuvent être alignés simultanément sur le terrain. Les jeunes joueurs étrangers de moins de 21 ans ne sont pas pris en compte dans ce quota, ce qui laisse une marge de manœuvre limitée pour les clubs souhaitant intégrer des talents étrangers.
Cette rigidité réglementaire pèse sur la stratégie sportive des équipes tunisiennes, qui doivent jongler avec ces contraintes pour bâtir des effectifs compétitifs. La décision de la Fédération tunisienne de football confirme ainsi son positionnement strict sur la question des joueurs étrangers, malgré la pression des clubs.
Avec cette réglementation inchangée, les clubs devront repenser leurs stratégies de recrutement et d’alignement pour réussir leur saison dans un championnat tunisien où la concurrence reste féroce.
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