Au-delà des suspensions, le volet financier du dossier pèse lourdement sur la Fédération algérienne de football. La CAF a infligé une série d’amendes cumulatives visant différents manquements constatés autour et après la rencontre. Une première sanction de 5 000 dollars concerne le comportement jugé inapproprié de l’équipe, notamment en raison du nombre élevé de cartons. À cela s’ajoutent 25 000 dollars pour des attitudes qualifiées de non conformes de certains joueurs et responsables après le coup de sifflet final. D’autres infractions ont été relevées : usage de fumigènes (5 000 dollars), jets de projectiles (5 000 dollars), non-respect des procédures de sécurité (10 000 dollars), ainsi que des comportements considérés comme offensants de la part de supporters envers les arbitres, lourdement sanctionnés à hauteur de 50 000 dollars. Au total, la facture avoisine les 100 000 dollars, une somme significative qui vient alourdir un climat déjà tendu entre la FAF et l’instance continentale.
Face à cette décision, la réaction algérienne ne s’est pas fait attendre. La FAF a annoncé avoir engagé officiellement une procédure d’appel, déterminée à contester certains éléments du verdict et à défendre ce qu’elle considère comme les intérêts du football algérien. Cette démarche vise autant à réduire l’impact des sanctions qu’à obtenir une relecture plus nuancée des faits reprochés. En toile de fond, ce dossier dépasse le simple cadre disciplinaire : il interroge sur la gestion des matchs à forte pression, la communication entre les instances et les fédérations, ainsi que sur l’équilibre entre autorité et équité. Alors que les éliminatoires de la CAN 2027 se profilent, l’Algérie devra composer avec ces décisions tout en cherchant à préserver la stabilité sportive du groupe, dans un contexte où chaque détail peut peser lourd sur la trajectoire continentale des Fennecs.
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Sanctions CAF[/caption]
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