Cet intérêt n’a rien de théorique. En Premier League, Brighton & Hove Albion suit de près son évolution, séduit par sa capacité à répéter les efforts et à s’inscrire dans un projet de jeu structuré. En Turquie, Beşiktaş et Galatasaray ont également coché son nom, conscients de l’apport immédiat qu’un tel joueur pourrait offrir sur la scène continentale. Face à cette montée d’intérêt, Nice a tranché : Boudaoui n’est pas intransférable, mais son départ ne se fera pas à n’importe quel prix. Le club azuréen a fixé la barre à 20 millions d’euros, une valorisation cohérente pour un milieu confirmé, régulier et internationalement reconnu, dans un marché où les profils fiables sont devenus rares.
Pour Boudaoui, cette période ressemble à un moment charnière. Arrivé sur la Côte d’Azur il y a plus de six ans en provenance du Paradou AC, il a progressivement franchi tous les paliers, passant du statut de jeune prometteur à celui de cadre technique et mental. Ses 31 sélections avec l’Algérie témoignent de cette évolution, tout comme la confiance renouvelée de ses entraîneurs en club. Un départ, cet hiver ou lors du prochain mercato estival, ne serait pas une rupture mais l’aboutissement logique d’un cycle. À l’heure où l’Algérie cherche à consolider son ossature pour les prochaines échéances, un Boudaoui évoluant dans un championnat encore plus exposé pourrait représenter un atout majeur. Reste désormais à savoir quel projet saura convaincre un joueur réputé pour ses choix mesurés et sa progression méthodique.f
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