“Nous ne ferons pas du social en EN.”
En parallèle, Madjer ne dit pas s’il doit se déplacer en Europe pour superviser des joueurs expatriés capables d’apporter un plus à la sélection nationale. L’on se rappelle que lors du dernier passage de Madjer en EN entre octobre 2001 et avril 2002, il avait utilisé pas moins de 9 joueurs émigrés, à l’image de Belmadi, Akrour, Belbey, Kraouche, Djebaili, Meniri, Mansouri et autres Kerkar et Mezriche, pour la plupart sélectionnés pour la première fois parmi les Verts. C’est dire que Madjer est prêt à donner sa chance à tout talent en Europe pour peu qu’il veuille bien porter le maillot national.“Il faut savoir d’abord s’ils veulent jouer pour l’Algérie sinon bien sûr que je suis preneur”, souligne Madjer.
En fait, le coach national fait allusion à un vrai problème, celui des joueurs nés en Europe, en France notamment, qui hésitent encore entre la sélection de leur pays d’origine et l’équipe de France. L’exemple Houssem Aouar, de l’Olympique de Lyon, est à ce titre éloquent ( Voir son papier ). La question en fait n’est pas tellement de savoir si ces joueurs expatriés veulent jouer pour l’Algérie, mais plutôt de savoir si la FAF et le staff de l’EN ont la volonté et les moyens de les persuader d’opter pour les Verts. Dans un passé très récent, la FAF a souffert pour arracher le OK des Meghni, Lacen, Yebda, Bentaleb, Ounas, Ghoulam, Belfodil, Brahimi, et les autres ? Ils ont tous refusé ou demandé un temps de réflexion avant d’accepter la proposition de la FAF. Cela implique donc une force de persuasion, de la patience et des arguments en béton que la fédération ne semble pas avoir pour le moment…SAMIR LAMARI