La Fédération congolaise n’a pourtant pas baissé les bras. Forte d’un dossier qu’elle estimait solide, elle a saisi le Jury d’appel de la CAF, qui vient finalement de lui donner raison. L’instance supérieure considère que la preuve d’inéligibilité n’a pas été suffisamment établie et que d’éventuelles irrégularités administratives ne justifiaient pas une sanction aussi lourde. Résultat : le score acquis sur le terrain – et donc la qualification – est rétabli, la Guinée équatoriale est écartée et le Congo prend sa place dans le groupe D aux côtés du tenant du titre sénégalais, du Nigeria et du Soudan.
Ce retournement relatif à la coupe d'Afrique provoque autant de soulagement à Brazzaville que d’incompréhension à Malabo. Les Équato‑Guinéens crient à l’injustice, arguant que la CAF envoie un message brouillé sur la rigueur de ses règlements ; côté congolais, on préfère saluer « la victoire de la vérité sportive » et se projeter immédiatement sur la préparation d’un tournoi qui s’annonce relevé. Car le groupe D concentre trois anciens vainqueurs du CHAN ainsi qu’un Soudan toujours difficile à manœuvrer. Pour le sélectionneur Barthélémy Ngatsono, ce sursis inespéré doit servir d’électrochoc : il lui reste à peine un mois et demi pour rassembler ses joueurs locaux, digérer la frayeur administrative et se mettre au niveau d’un Sénégal favori à sa propre succession.
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