Si cette mise au point semble vouloir apaiser les tensions, elle soulève en réalité davantage d’interrogations que de réponses. En effet, selon les propos du chargé de communication de la Fédération algérienne de football (FAF), Saïd Fellak, la FAF avait bel et bien engagé des démarches pour tenter de convaincre Rayan Cherki, tout comme Maghnes Akliouche, de rejoindre les Verts. Difficile, donc, de croire qu’aucun contact n’a eu lieu.
Par ailleurs, plusieurs médias fiables avaient déjà évoqué des discussions tenues entre Cherki et Djamel Belmadi il y a quelques années. À l’époque, le sélectionneur national avait même laissé entendre qu’un rapprochement avait été amorcé, sans que cela ne débouche sur une décision finale du joueur.
Quant à l’argument administratif avancé — à savoir l’absence de nationalité algérienne —, il apparaît pour le moins étonnant. De nombreux joueurs binationaux ont obtenu leur passeport algérien en un temps record une fois leur engagement confirmé. Rayan Cherki, dont les origines algériennes sont connues, n’aurait eu aucune difficulté à suivre la même voie s’il l’avait réellement souhaité. Cet argument laisse ainsi planer un parfum de mauvaise foi.
En somme, cette sortie médiatique, censée clarifier les choses, semble au contraire semer le doute. Le clan Cherki souhaite visiblement refermer le dossier algérien, mais les éléments déjà connus sur les discussions passées et les démarches de la FAF rendent ce démenti difficile à prendre au sérieux.
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