Dans un communiqué officiel publié mardi soir, la Fédération équato-guinéenne de football (FEGUIFUT) a indiqué avoir tenu une réunion d’urgence à la demande du ministre des Sports, à l’issue de laquelle il a été décidé de remercier le sélectionneur national Juan Micha.
« Le comité exécutif, après concertation avec le ministère, a décidé de mettre fin aux fonctions de l’entraîneur national en raison de manquements graves à ses obligations professionnelles », précise le communiqué.
Cette décision intervient dans un contexte de tension entre le staff technique et la Fédération. Le coach Micha, en poste depuis 2021, aurait refusé de se déplacer au Malawi pour le match des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, prévu le 9 octobre dernier, évoquant des « problèmes logistiques et organisationnels ». Certains joueurs auraient également décliné le voyage, conduisant la FIFA à attribuer la victoire sur tapis vert (3-0) à la sélection malawite.
Cette défaite administrative, accompagnée d’une amende financière infligée à la Guinée équatoriale (montant non précisé), a provoqué une véritable crise au sein de la fédération, poussant les autorités sportives à agir sans attendre.
En attendant la nomination d’un nouveau sélectionneur, la FEGUIFUT a confié l’intérim à Casto Nobo, adjoint de Micha, qui a dirigé l’équipe lors du dernier match de qualification face au Libéria (1-1), disputé lundi après-midi à Malabo.
Cette situation d’instabilité tombe mal pour la Guinée équatoriale, logée dans le même groupe que l’Algérie, le Burkina Faso et le Soudan lors de la CAN 2025. Les “Nzalang Nacional” devront affronter les Fennecs le 31 décembre, lors de la troisième et dernière journée de la phase de groupes — un match potentiellement décisif pour la qualification.
Côté algérien, cette nouvelle a été accueillie avec prudence. Si certains y voient une opportunité face à un adversaire fragilisé, d’autres rappellent que les changements d’entraîneurs peuvent parfois provoquer un sursaut d’orgueil.
Quoi qu’il en soit, cette décision radicale à deux mois du tournoi illustre les turbulences que traversent plusieurs sélections africaines dans leur préparation à la CAN 2025. Pour l’Algérie de Vladimir Petković, la vigilance reste de mise.