Le tableau est en revanche plus nuancé pour Rayan Cherki et Jaouen Hadjam. Les deux joueurs ont passé de nouveaux examens afin d’évaluer leur capacité à reprendre l’entraînement collectif sans risque. À ce stade, l’incertitude demeure : ni alarme majeure, ni feu vert immédiat. Les prochaines heures seront déterminantes, car la décision finale dépendra autant des résultats médicaux que des sensations ressenties à l’effort. Le staff technique, conscient des pièges d’un retour prématuré, refuse toute prise de risque inutile. La logique est assumée : mieux vaut un forfait ponctuel qu’une rechute qui compromettrait la suite du tournoi. Cette prudence, parfois frustrante pour les joueurs, s’inscrit dans une gestion globale où la durée et l’intensité des matches imposent une lecture à moyen terme.
Cette vigilance traduit une maturité collective acquise au fil des dernières compétitions. L’Algérie sait désormais que la CAN se gagne autant dans les choix invisibles que dans les gestes décisifs. Préserver un joueur, c’est parfois renforcer le groupe. L’encadrement attendra la dernière séance pour arrêter la liste définitive des éléments aptes à défier le Congo, avec un rapport médical qui fixera les limites à ne pas franchir. D’ici là, l’objectif reste inchangé : présenter une équipe compétitive, physiquement prête et mentalement lucide. Dans une phase à élimination directe où le moindre détail peut faire basculer une trajectoire, la santé des joueurs devient une arme stratégique. Et à ce jeu-là, l’Algérie entend avancer avec méthode, sans brûler ses cartouches avant l’heure.
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