Molina explique que la fédération marocaine aurait utilisé ses nombreux contacts au sein des fédérations africaines de football, profitant de son influence grandissante sur le continent. Le but : faire bloc autour du joueur, afin qu’il bénéficie d’un soutien massif lors du scrutin. Au-delà du sport, la démarche s’inscrirait aussi dans une dimension politique et symbolique. Pour le Maroc, voir un de ses joueurs décrocher le Ballon d’Or représenterait un immense prestige national, renforçant l’image du pays sur la scène internationale.
L’analyste précise toutefois que cette tentative d’influence se joue essentiellement au niveau institutionnel, et non auprès des journalistes ou des médias. Sur le terrain numérique en revanche, le Maroc déploierait également d’importants moyens. Les réseaux sociaux constituent un levier d’image et d’influence dans lequel le pays investit considérablement, renforçant ainsi la visibilité de son joueur phare.
Pour Romain Molina, cette démarche n’a rien de scandaleux en soi. Il la compare à une forme de « guerre d’influence » courante dans le football moderne, où chaque nation cherche à valoriser ses représentants. Selon lui, il est logique qu’un pays veuille tout mettre en œuvre pour accompagner un joueur capable, pour la première fois de sa carrière, de viser une telle récompense.
Le Ballon d’Or reste une distinction individuelle, mais il dépasse largement le cadre sportif. Il incarne aussi une question d’image, de prestige et de puissance symbolique. Dans ce contexte, la candidature d’Hakimi pourrait bien devenir un enjeu continental, porté à bout de bras par toute une fédération.
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