Cette mise à l’écart répétée interroge sur la place réelle d’Aouar dans le projet sportif d’Al-Ittihad. Recruté avec de grandes attentes, l’ancien joueur de l’OL était censé incarner un relais technique et une référence dans la construction du jeu. Or, les choix récents du staff technique semblent indiquer une hiérarchie mouvante, voire une remise en question de son rôle. Sans communication officielle sur les raisons exactes de ces absences, le flou persiste. S’agit-il d’un choix purement tactique, d’une gestion physique, ou d’une relation sportive qui peine à trouver son équilibre ? Dans tous les cas, cette situation fragilise la continuité du joueur, à un moment de sa carrière où la régularité demeure essentielle, tant pour son club que pour sa place en sélection nationale algérienne.
Sur le plan collectif, Al-Ittihad traverse une période délicate. Actuellement sixième du classement, le club de Djeddah est en retard sur ses ambitions initiales et peine à enchaîner les performances convaincantes. La défaite face à Al-Ettifaq illustre ces difficultés : manque de fluidité offensive, transitions laborieuses et incapacité à faire la différence dans les moments clés. Dans ce contexte, la mise à l’écart d’un joueur au profil créatif comme Aouar pose question, d’autant que l’équipe semble en quête de solutions pour dynamiser son jeu. Pour l’Algérien, l’enjeu dépasse le cadre du club. À l’approche des prochaines échéances internationales, il devra rapidement retrouver du temps de jeu et un rôle clair afin de rester compétitif. L’épisode actuel rappelle la fragilité de certains équilibres dans le football moderne : un statut peut basculer rapidement, et seule la constance sur le terrain permet de s’imposer durablement. Pour Aouar comme pour Al-Ittihad, les prochaines semaines seront déterminantes.
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