Le choix de N’Diaye n’a rien d’un pari. Sur le continent, son nom reste associé à l’une des périodes les plus marquantes de l’histoire récente du TP Mazembe. L’entraîneur sénégalais avait conduit le géant congolais au sacre en Ligue des champions en 2010, avant de réaliser un parcours retentissant à la Coupe du monde des clubs la même année, atteignant la finale, une performance rare pour un club africain. Ce pedigree, rare à ce niveau, explique l’intérêt d’une USMA qui cherche à retrouver une stature continentale stable et à mieux gérer les échéances décisives. En début de saison, N’Diaye était revenu sur le banc du TP Mazembe, mais il a récemment quitté son poste, laissant la place à Slimane Raho. Libre sur le marché, son profil est apparu comme une opportunité idéale pour un club algérien ambitieux, en quête d’un entraîneur capable de gérer la pression, la compétition africaine et les exigences internes.
Ce changement intervient à un moment charnière pour l’USMA. Depuis le départ de Benchikha en janvier, l’intérim avait été confié à Hadj Adlane, qui a su maintenir l’équilibre et préserver les objectifs essentiels. Sous sa direction, l’USM Alger a réussi à se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe de la Confédération, terminant même leader du groupe A, un résultat qui a rassuré les supporters sur la solidité du groupe. Mais désormais, le club veut aller plus loin, et la nomination d’un entraîneur de renom apparaît comme un message clair : l’USMA vise un titre continental et veut remettre en place un projet structuré. Lamine N’Diaye arrive donc dans un environnement exigeant, où la marge d’erreur est mince, mais où les ressources et le potentiel sportif existent. Sa mission sera double : imposer rapidement une méthode, tout en capitalisant sur la dynamique positive en Coupe de la CAF. À Alger, l’expérience ne suffit jamais, mais elle reste souvent le meilleur allié lorsque la saison entre dans sa phase la plus dangereuse.