Ce regard tourné vers le passé n’empêche toutefois pas Maza d’assumer pleinement le présent. Le quart de finale qui se profile n’est pas, à ses yeux, un simple clin d’œil à l’histoire récente, mais un défi à relever ici et maintenant. Son discours sur le Nigeria se veut respectueux, mais dénué de toute forme de retenue excessive. « C’est un grand match, nous sommes prêts à affronter cette équipe du Nigeria. J’espère pouvoir marquer face à eux. » L’ambition est affichée sans détour, presque naturellement, comme si cette perspective s’inscrivait déjà dans l’ordre des choses. Pour l’Algérie, ce type de déclaration reflète une génération qui avance sans complexe, nourrie par les exploits de ses aînés mais déterminée à tracer sa propre trajectoire dans une compétition où chaque détail compte.
Au-delà de l’enjeu sportif, Maza a également été interrogé sur un élément plus léger, symptomatique de l’exposition médiatique qui accompagne désormais ses performances : son surnom. Sur les réseaux sociaux, certains supporters l’ont baptisé “Mazadona”, un clin d’œil assumé à son style et à sa créativité. Là encore, le joueur a répondu avec simplicité, sans chercher à se cacher derrière une posture. « Oui je l’ai vu une ou deux fois, je suis content pour celui-ci, c’est drôle. » Cette réaction dit beaucoup de son état d’esprit. Ni écrasé par les attentes, ni grisé par les éloges, Ibrahim Maza semble évoluer dans un équilibre rare pour son âge. À l’approche d’un match où la pression sera maximale, cette capacité à rester lui-même, entre mémoire collective, ambition personnelle et distance souriante face au bruit extérieur, pourrait bien être l’un de ses atouts majeurs.
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