Cette assurance trouve un écho évident dans ce que l’Algérie a montré depuis le début de la compétition. Trois victoires, un groupe dominé sans calcul, et surtout une impression de contrôle permanent, même lorsque le rythme baissait. Hadj Moussa s’est progressivement imposé comme l’un des éléments capables de déséquilibrer un bloc, de provoquer, de créer des espaces là où le jeu semblait figé. Sa capacité à répéter les efforts, à se projeter sans se diluer dans le collectif, correspond parfaitement aux exigences d’une CAN moderne, où la lucidité est souvent le fruit de la fraîcheur mentale autant que physique. Lorsqu’il affirme ne pas vouloir “y aller en mode mort”, il ne parle pas seulement d’intensité. Il parle de posture. Celle d’un joueur qui refuse de subir l’événement, qui veut l’attaquer frontalement, convaincu que l’Algérie dispose d’arguments supérieurs, sans jamais nier la valeur de l’adversaire.
Car la RD Congo représente un obstacle sérieux, peut-être le premier véritable test de cette Algérie version 2025. Puissante, athlétique, imprévisible, la sélection congolaise a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures nations africaines. Hadj Moussa le reconnaît sans détour : le Congo est “très bon”. Mais dans la même respiration, il affirme que l’Algérie possède de meilleurs joueurs. Cette phrase, loin d’être une provocation gratuite, traduit une conviction interne partagée par le vestiaire. Elle révèle un groupe conscient de sa force, mais surtout de sa profondeur. Dans les matchs à élimination directe, la différence se fait rarement sur la tactique seule ; elle se fait sur la capacité à croire en son plan jusqu’au bout. Hadj Moussa, par ses mots, endosse un rôle qui dépasse celui d’un simple ailier : celui d’un joueur qui verbalise l’ambition collective. À l’heure où la CAN entre dans sa zone de vérité, l’Algérie sait désormais sur quoi elle peut s’appuyer : des joueurs qui ne promettent pas la victoire, mais qui refusent d’y renoncer avant même de jouer.
Lire aussi :