Du côté angevin, la situation s’est progressivement tendue. Cadre du vestiaire et élément structurant du jeu du SCO, Abdelli n’a pourtant pas été systématiquement intégré aux dernières rencontres, un choix qui n’a pas manqué d’alimenter les spéculations. Alexandre Dujeux n’avait d’ailleurs pas cherché à éteindre l’incendie, déclarant publiquement : « Il y a une situation contractuelle et un contexte dont tout le monde est au courant ». Une phrase lourde de sens, perçue comme la reconnaissance implicite d’un départ acté sur le principe. Angers, conscient du risque de perdre l’un de ses meilleurs éléments sans contrepartie financière à l’été, s’est retrouvé face à un dilemme classique : accepter une indemnité revue à la baisse ou maintenir une position ferme au risque de tout perdre. En interne, la réflexion s’est accélérée à mesure que les jours s’égrenaient.
À Marseille, la reprise récente des discussions a été accueillie avec prudence mais détermination. Mehdi Benatia, en lien étroit avec Pablo Longoria, pousse pour finaliser les dossiers jugés prioritaires sans déroger à la ligne de conduite fixée par la direction. Pas question de céder à la panique d’un sprint final, même pour un joueur apprécié du staff. L’OM sait disposer d’un avantage non négligeable avec l’accord total du joueur, mais reste conscient que le SCO conserve la maîtrise du calendrier immédiat. Dans ce jeu d’équilibre, chaque camp tente d’optimiser sa position. Si un compromis financier est trouvé, le dossier pourrait se décanter rapidement. Dans le cas contraire, Marseille n’exclut pas l’option de la patience, prêt à revenir à la charge une fois la saison terminée. D’ici là, le chronomètre tourne, et le marché, fidèle à sa réputation, n’a pas encore livré son verdict.
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