Au moment de tourner la page, Abdelli a tenu à s’exprimer publiquement, livrant un message empreint de sobriété et d’émotion. « Ce n’est jamais facile de dire au revoir. Le SCO, ce club m’a fait grandir, m’a appris, m’a construit en tant que joueur et en tant qu’homme », a-t-il écrit, rappelant la dimension humaine de son parcours. Il n’a pas oublié ceux qui ont partagé son quotidien, ajoutant : « Merci à mes coéquipiers pour les moments partagés, les victoires, mais aussi les moments plus compliqués, tout ce qui nous fait vivre des émotions. Merci au coach et au staff pour la confiance, le travail et les conseils au quotidien. » Des mots simples, mais révélateurs d’un attachement sincère à une institution qui lui a permis de franchir plusieurs paliers sans brûler les étapes.
Le message s’est conclu par une adresse appuyée aux supporters angevins, souvent discrets mais fidèles, auxquels il a rendu un hommage appuyé : « Et un immense merci aux supporters. Votre soutien, votre ferveur et votre fidélité resteront gravés, dans les bons comme dans les moments plus difficiles. Je quitte Angers avec beaucoup d’émotion et de reconnaissance. Ce maillot et ce club feront toujours partie de moi. » Cette sortie mesurée contraste avec l’effervescence qui entoure désormais son nouveau défi marseillais. À l’OM, Abdelli change d’échelle, s’expose à une pression permanente et à des attentes immédiates. Mais ce départ, loin d’un reniement, s’inscrit comme la continuité logique d’un parcours construit avec patience. À Angers, il laisse l’image d’un joueur respecté, formé par l’exigence et la constance, prêt désormais à écrire une nouvelle page, sans renier celles qui l’ont façonné.
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