Depuis l’arrivée de Vladimir Petković à la tête de la sélection, la FAF s’inscrit dans une démarche plus stricte et plus directe. Le sélectionneur suisse, réputé pour sa discipline et son exigence mentale, privilégie des joueurs capables d’assumer pleinement leur choix, sans calcul ni stratégie de carrière. L’Algérie ne cherche plus seulement des talents, mais des hommes prêts à s’investir dans un projet collectif sur la durée. Dans cette optique, l’attitude de Schenten aurait été jugée incompatible avec la nouvelle ligne adoptée : celle d’une sélection qui veut construire un groupe solide, engagé et concentré sur un objectif clair, plutôt que de perdre du temps à convaincre des joueurs dont la priorité est ailleurs. Le message est limpide : les Verts ne seront plus une solution de repli pour des profils en quête de plan B international.
Au-delà du cas Schenten, cette situation illustre un changement profond dans la politique de gestion des binationaux. Longtemps, l’Algérie a dû composer avec des dossiers complexes, marqués par des hésitations et parfois des retournements de situation. Désormais, la FAF veut renverser la logique : l’appel des Verts doit être considéré comme un choix assumé, et non comme une option opportuniste. Cette stratégie vise à préserver la crédibilité du projet sportif algérien et à renforcer l’identité de l’équipe nationale, à un moment où l’Algérie ambitionne de revenir au premier plan africain et de réussir un parcours solide vers la Coupe du monde 2026. Pour les jeunes talents suivis en Europe, le signal est clair : la porte reste ouverte, mais uniquement pour ceux qui sont prêts à l’emprunter avec conviction.
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