Cette décision marque toutefois une rupture avec les habitudes observées lors des précédentes campagnes précédant une Coupe du Monde. En 2010 comme en 2014, la sélection algérienne avait tenu à retrouver son public avant de s’envoler vers la compétition. Sous la direction de Rabah Saâdane, les Verts avaient ainsi disputé un match amical face à la Serbie au stade du 5-Juillet à Alger, une rencontre restée célèbre malgré une lourde défaite (0-3). Quatre ans plus tard, sous la houlette de Vahid Halilhodžić, les coéquipiers de Yacine Brahimi avaient cette fois offert une prestation convaincante face à la Slovénie à Blida. Ce succès 2-0, signé Hilal Soudani et Saphir Taïder, avait alors constitué un moment fort de communion entre la sélection et ses supporters. À l’époque, la densité du calendrier FIFA n’autorisait qu’un seul match lors de cette période, ce qui expliquait le choix d’un rendez-vous unique devant le public algérien.
Dans le contexte actuel, certains observateurs estiment pourtant qu’un compromis aurait pu être trouvé afin de permettre aux supporters de voir leur équipe nationale une dernière fois avant le Mondial. Avec deux rencontres programmées en mars, l’option d’un match en Algérie et d’un autre à l’étranger paraissait envisageable. L’absence d’une telle affiche prive ainsi les supporters d’un moment symbolique, notamment pour certains cadres de la sélection. Pour Riyad Mahrez, par exemple, la dernière apparition sur le sol algérien remonte au 4 novembre dernier au stade Hocine-Aït-Ahmed de Tizi Ouzou face à l’Ouganda. Le capitaine des Fennecs pourrait donc avoir disputé sa dernière rencontre internationale au pays, lui qui réfléchit sérieusement à l’idée de mettre un terme à sa carrière internationale après la Coupe du Monde. Une perspective qui renforce le sentiment d’un rendez-vous manqué entre la sélection et son public, alors même que l’Algérie s’apprête à vivre un nouvel épisode de son histoire sur la scène mondiale.
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