Jean-Jacques Ndala, l’arbitre congolais dont le nom reste gravé dans les mémoires après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, fait son retour sur le terrain… et c’est en Algérie que cela se passe. Après la tempête médiatique et les critiques qui avaient suivi la finale Sénégal–Maroc, remportée 1-0 par les Lions de la Teranga dans des conditions électriques, Ndala a été désigné pour officier lors du choc entre la JS Kabylie et Al Ahly du Caire, samedi soir à Tizi Ouzou, à l’occasion de la cinquième journée de la phase de groupes de la Ligue des champions d’Afrique.
La nomination de Ndala est lourde de symboles. La mémoire de la finale reste vive, avec des images et des polémiques encore débattues. Ce soir-là, le Congolais avait été vivement critiqué pour avoir laissé se dérouler les dernières secondes d’un match devenu chaotique, lorsque les Sénégalais avaient quitté le terrain avant le coup de sifflet final. Au Maroc, la controverse perdure : Fouzi Lekjaa et la Fédération royale marocaine avaient dénoncé un arbitrage partial et réclamé des sanctions exemplaires.
Malgré ces critiques, la CAF a choisi de maintenir sa confiance en Ndala. L’instance continentale a non seulement confirmé son soutien mais l’a également félicité en interne pour sa gestion de la finale, balayée des accusations de mauvaise conduite. Ce retour sur le continent africain, et plus précisément en Algérie, n’est donc pas anodin. Chaque décision de Ndala sera scrutée avec attention, tant par les fans que par les médias et les observateurs officiels.
Samedi à Tizi Ouzou, l’arbitre ne dirigera pas seulement un match de Ligue des champions. Il sera au centre de toutes les attentions, avec le poids des événements passés sur ses épaules. Le moindre coup de sifflet sera analysé, disséqué et comparé à sa prestation controversée lors de la finale Sénégal–Maroc. Les fans, les entraîneurs et les dirigeants savent que chaque décision peut faire débat et potentiellement raviver les tensions.
Pour Ndala, cette désignation représente une opportunité de tourner la page et de montrer que sa réputation ne se résume pas à un seul épisode. Arbitrer JS Kabylie–Al Ahly est une mission délicate, mais elle pourrait aussi être l’occasion de démontrer son professionnalisme et sa capacité à gérer la pression dans des contextes où chaque décision est passée au microscope.
La CAF a pris un pari assumé en confiant ce match à Ndala, envoyant un message clair : malgré la controverse et la colère de certains pays, la confiance accordée à un arbitre compétent prime sur les pressions externes. Ce samedi, Tizi Ouzou sera le théâtre d’un arbitrage sous haute tension, où Jean-Jacques Ndala tentera de conjuguer rigueur, équité et sérénité, tout en portant le souvenir d’une finale qui continue de faire parler sur tout le continent.































