Fawzi Moussouni, ancien adjoint à la tête de la JS Kabylie, n’a pas manqué de critiquer les performances actuelles de Zinnbauer, l’entraîneur allemand en poste. Pour mieux comprendre cette comparaison, il convient d’examiner les statistiques des deux techniciens lors de leurs passages respectifs sur le banc de la JSK, qui révèlent des approches et des résultats sensiblement différents. Moussouni est allé jusqu’à affirmer que si “Moh Cherif Hannachi était vivant, il aurait viré Zinnbauer aprés la débacle 4 à 1 au Caire face à Al Ahly”.
Fawzi Moussouni avait été adjoint de la JSK entre le 13 février 2017 et le 28 septembre 2017. Durant cette période, il a supervisé 22 matchs toutes compétitions confondues. Son bilan comptable fait état de 8 victoires, 9 matchs nuls et 8 défaites. La plus large victoire enregistrée sous sa direction fut un succès écrasant 4-0 contre le Monrovia Club, tandis que la plus lourde défaite est survenue à domicile contre la Mouloudia de Béjaïa, s’inclinant 3-0 à Tizi Ouzou. Ces chiffres reflètent une certaine instabilité, caractérisée par un nombre élevé de matchs nuls et de défaites qui ont limité la constance de l’équipe sur la durée.
En comparaison, Zinnbauer, en poste depuis son arrivée à la JSK, a disputé 30 matchs et a affiché un bilan plus favorable : 17 victoires, 8 nuls et seulement 5 défaites. Sa plus large victoire a été enregistrée contre Gold Stars, sur le score impressionnant de 5-0, tandis que sa plus lourde défaite fut un revers 4-1 contre le club égyptien d’Al Ahly. Ces statistiques traduisent un rendement plus solide et régulier, mettant en lumière une capacité à imposer un style de jeu efficace et à obtenir des résultats probants, même face à des adversaires d’envergure continentale.
La comparaison entre Moussouni et Zinnbauer ne se limite pas aux simples chiffres. Elle soulève également des questions sur la philosophie de jeu et la gestion de l’effectif. Moussouni, en tant qu’adjoint, était encore en phase d’apprentissage et devait composer avec un effectif hétérogène et des contraintes administratives et sportives importantes. Zinnbauer, bénéficiant de l’expérience et de la confiance de la direction du club, semble avoir su tirer le meilleur de ses joueurs, tout en imposant une discipline tactique stricte qui se traduit par un nombre de victoires plus élevé et un pourcentage de défaites réduit.
Ces comparaisons statistiques offrent un éclairage intéressant sur la progression du club kabyle. Alors que Moussouni avait laissé des traces mitigées mais essentielles pour la formation des jeunes joueurs et l’organisation interne de l’équipe, Zinnbauer s’affirme désormais comme un entraîneur capable de stabiliser le club et de viser des performances solides tant sur le plan national qu’international. Les critiques de Moussouni, bien qu’inévitables dans le débat public, mettent surtout en évidence l’évolution du club entre deux périodes et l’impact tangible d’une approche plus stratégique et structurée sur les résultats.



































