Aujourd’hui joueur du Feyenoord Rotterdam et international algérien, Anis Hadj Moussa représente l’un des profils les plus prometteurs du football algérien. Rapide, technique et percutant, l’ailier des Verts séduit par son talent, mais aussi par son attachement sincère à ses racines. Dans un entretien touchant accordé à El Heddaf, son grand-père est revenu sur l’origine de cette passion, en particulier pour le MC Alger, club mythique du football algérien.
Selon lui, l’histoire d’amour entre Anis et le Mouloudia ne doit rien au hasard. Elle est avant tout familiale. « C’est moi qui lui ai transmis cet amour », confie-t-il avec fierté. Dès son plus jeune âge, chaque visite chez son grand-père était synonyme de sortie au stade. Ensemble, ils assistaient aux matchs du MC Alger, forgeant peu à peu un lien émotionnel fort entre le jeune Anis et le club vert et rouge.
Le grand-père d’Anis se souvient notamment d’une scène devenue mythique dans la famille, lors d’un match entre le MC Alger et l’Olympique de Chlef, à l’époque où Nouzari était sur le banc du Doyen. À la sortie du stade, un passant leur demande le résultat du match. La réponse d’Anis surprend tout le monde : « Marseille ». À l’époque, le futur international algérien portait un maillot de l’OM, symbole d’une admiration encore hésitante entre football européen et football local.
Mais ce jour-là marque un tournant. « Depuis ce moment, tout a changé », explique son grand-père. Anis Hadj Moussa commence à suivre le MC Alger avec assiduité, à se renseigner sur l’actualité du club et à regarder ses matchs avec passion. Le Mouloudia devient alors bien plus qu’un simple club : un repère, une identité, un attachement viscéral.
Malgré sa carrière désormais lancée en Europe, le rêve du grand-père reste intact. « Mon souhait le plus cher est de voir Anis porter un jour le maillot du MC Alger, même pour une seule saison », confie-t-il. Un rêve partagé par de nombreux supporters du Doyen, qui aimeraient voir l’un des leurs fouler la pelouse du 5-Juillet sous les couleurs du MCA.

































